Nouveau chez Julie Shiatsu : le Soin Symphonie des Cellules

La Symphonie des Cellules™ (Symphony of the Cells™) est un ensemble de 18 techniques d’application d’huiles essentielles créées par Boyd Truman à partir d’environ 26 ans de connaissances pratiques et d’utilisation d’huiles essentielles pures et de qualité thérapeutique. Approuvées par The National Certification Board for Therapeutic Massage and Bodywork. Boyd Truman est ostéopathe, naturopathe et père de 8 enfants.

La Symphonie des Cellules est simple et efficace. Elle est destinée à apporter l’harmonie physique, émotionnelle et spirituelle à l’intérieur du corps. Chacun des protocoles se concentre sur un système et/ou une région spécifique du corps (par exemple : digestif, respiratoire, immunitaire, nerveux, émotionnel…), ce qui permet de cibler les symptômes et les causes sous-jacentes de nombreuses maladies et affections. Ils peuvent faire une réelle différence en soutien et prévention de santé et bien-être tout au long de l’année. 

Le protocole et la fréquence adaptés se définit avec vous en fonction de vos besoins. 

D’expérience, ils sont très efficaces et agréables à recevoir, c’est une expérience sensorielle merveilleuse, une symphonie pour les sens, que je vous propose en 2 formats afin de s’adapter à tous les besoins et budgets. 

Symphonie des cellules à Lille

2 possibilités pour votre séance : 

  1. La simple application des huiles essentielles dōTERRA sur le dos et les pieds selon le protocole choisi (5mn), je vous laisse vous détendre au chaud une vingtaine de minutes. Durée totale constatée sur place, 30 minutes
  2. Application des huiles essentielles (5mn), suivie d’un séance de shiatsu / seiki / Soin Profond du Ventre. Durée totale, environ une heure

Les tarifs varient selon le nombre et la préciosité des huiles essentielles utilisées. 

Voici les principaux protocoles proposés :

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D’autres protocoles sont disponibles pour adresser des besoins plus spécifiques, je vous invite à me contacter afin de me confier vos besoins. 

 

Ça vous plaît? ou ça vous a plu?..

Les protocoles Symphonie des Cellules™ sont partagés lors d’ateliers animés par des praticiens et utilisateurs d’huiles essentielles expérimentés, et sont pensés pour être facilement duplicables par et pour toute la famille, afin d’être utilisés en toute autonomie et sécurité. Les produits sont en vente libre et chacun est responsable de la bonne utilisation des techniques et dosages recommandés. 

Vous pouvez les apprendre et les appliquer chez vous en toute autonomie (ateliers à venir), ou vous pouvez venir profiter d’une séance avec moi, soit en application simple, soit combinée avec une séance en shiatsu / seiki ou Soin Profond du Ventre.

Y’a-t’il besoin de plusieurs séances? 

Vous pouvez en faire autant que vous le désirez, jusqu’à 3 fois par semaine sur un mois (Défi 4W2W, 2 Weeks 2 Wellness) , pour un entretien bien-être je suggère une fois par mois. Si cela vous plaît et que vous souhaitez le pratiquer et le partager chez vous, je peux vous guider pour acheter vos huiles essentielles et apprendre à les utiliser efficacement et en toute sécurité à la maison pour vous et vos proches, avec l’appui de notre communauté d’utilisateurs-partageurs. 

Est-ce que je peux utiliser d’autres huiles essentielles que les huiles doTERRA chez moi pour refaire les protocoles? 

Oui pour les huiles simples, cependant vous ne trouverez certains mélanges spécifiques que chez doTerra. Si vous n’utilisez pas les huiles doTerra, restez très vigilants quand à la qualité (un label bio ne suffit pas à garantir la pureté d’une huile essentielle). J’utilise doTerra car elles sont garanties 100% pures, rigoureusement testées (label CPTG), et répondent à un cahier des charges très strict qui respecte la nature et prend soin des agriculteurs et des distillateurs. DōTerra est aussi le choix de Boyd Truman, et ses recommandations et posologies s’appliquent aux huiles essentielles doTerra uniquement. Pour plus d’infos sur la démarche, visitez SourceToYou.com

 

Je reçois les vendredis toute la journée et samedis matins à Mons-en-Baroeul (près de Lille), contactez-moi via julieshiatsu@gmail.com

 

Recommandations et contre-indications

Je recommande de manger léger le jour-même

Après la séance, boire régulièrement de l’eau de source à température ambiante ou de la tisane. Vous aurez probablement envie de vous reposer, le temps que le corps intègre. Il se peut que vous sentiez de la fatigue les jours suivants, le corps se nettoie, donnez-lui de l’espace et du temps.

Contre-indications : par précaution je ne recommande pas ces soins aux femmes enceintes, nous préfèrerons un soin adapté sans huiles essentielles. 

 

Note importante 

 

  • Les protocoles proposés ne sont pas un substitut à la consultation ni au traitement médical.
  • Ces déclarations n’ont pas pour but de diagnostiquer, prescrire, ou traiter tout malaise, maladie ou blessure du corps, et ne remplace en aucun cas l’avis ni le traitement préconisé par votre médecin. 

En tant que professionnelle du bien-être indépendante, je m’engage à partager la Symphonie des Cellules™ dans le respect des recommandations émises par Boyd Truman : je ne suis pas affiliée à Symphonie des Cellules™ et je propose ces protocoles librement au sein de ma pratique professionnelle en suivant de mon mieux l’application recommandée qui m’a été transmise durant les stages, les lectures suggérées et les échanges entre utilisateurs et praticiens professionnels. 

ETHIQUE : je m’engage à :

  • Partager la Symphonie des Cellules™ avec honnêteté et intégrité absolues, tout en traitant tous les clients avec compassion et respect.
  • Enseigner et représenter la Symphonie des Cellules™ avec exactitude. Je peux utiliser comme ressource la littérature Symphonie des Cellules™.
  • Être honnête dans toutes les explications et ne pas faire de revendications concernant le diagnostic, la prescription, ou le traitement de tout malaise, maladie, ou blessure du corps. Je m’abstiens de faire des revendications exagérées qui pourraient tromper le client.

Pour aller plus loin

Visitez le site web Symphony of the Cells™ (en anglais uniquement)

Tous droits réservés – Julie Clément 2021

« S’aimer pour mieux semer » – De l’importance de l’Amour de Soi

Rencontre avec Fabienne Loviat, Sourcière d’Amour, Accompagnante à l’Amour de Soi et Auteur

Si vous avez de la difficulté à vous aimer, que vous êtes dur.e avec vous-même, que cela vous fait souffrir, et que vous êtes décidé.e à trouver une solution, cette vidéo est à regarder absolument!

« Imagine… Comment ça serait si tu t’aimais comme tu es? »

Et comment faire? Concrètement… Comment ça se passe, pour mieux s’aimer?

Pour s’aimer tout court? Et en quoi est-ce absolument nécessaire pour vivre heureux?

Fabienne Loviat, ce nom lui va comme un gant!

Sa proposition : Ose, Rayonne, Savoure, La Vie Qui Te Tend Les Bras

Lors de cet entretien en public et en direct sur ma page Facebook, Fabienne et moi avons échangé sur la vie et nos méthodes d’accompagnement que nous avons trouvé très similaires malgré des parcours très différents.

La Simplicité et la Rencontre de coeur à coeur comme espace de transformation naturel et spontané. Accueillir ce qui est avant de vouloir le changer.

Elle nous présente ses ouvrages, son avant, ses après, ses moments-pivots, ses méthodes, ses peines et ses joies, depuis sa Suisse natale, ainsi que la lecture de deux poèmes issus de son ouvrage En Vie D’Aimer, en musique et en direct.

Retrouvez ici son site web / sa page Facebook / Son groupe Facebook public S’aimer pour mieux semer


Retrouvez également ici ma chaîne YouTube, dont la série des Entretiens avec les Nouveaux Terriens, des entrepreneurs engagés pour un nouveau monde plus juste et conscient

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À nos amours,

Julie

Retour du séminaire Seiki 2019 au Japon

Nous étions 33 à nous retrouver à la gare centrale de Kyoto, plateforme 30-31, un doux mardi de septembre 2019 à 13h : du Japon, de France, d’Italie, de Suisse, de Belgique, d’Allemagne, d’Ecosse, d’Angleterre, d’Autriche, d’Espagne, de Turquie… 21 femmes, 12 hommes. Tant de possibilités.

Akinobu Kishi Sensei lors de son dernier séminaire Seiki au Japon en 2011 / © Catherine Dompas

C’était le 8è séminaire Seiki au Japon, une tradition lancée par Akinobu Kishi Sensei en 1981 pour permettre à ses étudiants européens de découvrir le Japon originel, ses traditions et sa culture, la pratique du shintô, la nourriture, les temples, les sanctuaires, la nature, les arts… pour se plonger authentiquement dans un pays dont tant parlent et s’inspirent mais avec lequel peu se connectent véritablement.

Kishi Sensei nous ayant quittés en 2012, sa veuve Kyoko Sensei nous a fait l’honneur de restaurer la tradition 7 ans après le décès de son époux.

Nous étions donc 33, 3 organisateurs et 30 privilégiés. Nous savions que c’était la chance d’une vie de participer à ce voyage, à cette expérience dans des conditions exceptionnelles, invités et attendus dans des lieux que même la plupart des nippons ont oublié ou auxquels l’accès est limité et réservé à des membres.

Au delà de la beauté naturelle du pays, des paysages, de la qualité de la nourriture, de la gentillesse et de la courtoisie extraordinaire de ses habitants… j’ai envie de partager mon expérience d’un point de vue très personnel, à travers l’expérience de Seiki, ce que la pratique en sa terre d’origine m’a apportée, ce que cette exploration a changé dans ma manière de la vivre et de la transmettre au quotidien.

C’est quoi Seiki ?

Seiki est si vaste qu’il est difficile à définir. Seiki n’est pas une nouvelle technique de shiatsu, bien que… à chacun d’y faire son chemin.

Après quelques années de pratique, je vois en Seiki une recherche, celle de la mère de toutes les thérapies guidées par la compassion, manuelles et non. Seiki est la simplicité, l’évidence, le « honest touch », le toucher sincère et empathique d’humain à humain, un partage qui enrichit les 2 parties, la rencontre de kokoro à kokoro, comme disent les japonais, Ishin-Denshin, on pourrait dire de coeur-âme à coeur-âme. La rencontre sincère et ouverte soigne, alors que les frontières entre 2 consciences individuelles s’effacent ou que l’on ne sait plus qui donne et qui reçoit. Kyoko Sensei dit, « Alone And Together feeling ». Seiki est aussi éminemment pragmatique, et se base sur l’observation et la pratique avant la théorie.

En découvrant Seiki, j’ai observé que j’avais tant de murs en moi, si familiers qu’ils m’étaient devenus invisibles. Pratiquer Seiki c’est apprendre à voir ses limites, les reconnaître et continuer à se présenter au-delà. Avec la respiration des espaces de transition s’ouvrent et permettent le changement. Kishi disait, « Only looking is enough« , « Juste regarder est suffisant ». Se poser, attentif, accueillir ce qui se présente, laisser faire ou faire sans faire.

Il y a pour certains quelque chose de mystique dans la pratique de Seiki, comme tout ce qui nous offre une reconnexion à l’infini et un élargissement de conscience. C’est enivrant, libérateur. « Derrière les nuages il y a toujours le ciel bleu. », disait Kishi.

La Jinja principale au Motoise Naigu shintô shrine

Les pratiquants de méditation savent de quoi je parle, ils ont appris à observer avec équanimité, à se poser en simple témoin des manifestions de la vie à chaque instant. C’est suffisant pour participer activement à sa magie. La conscience de ce perpétuel changement transforme, la présence détache l’observateur du drame et apaise l’émotionnel, le mental se calme et la vision se clarifie.

Ainsi, Seiki c’est de la méditation à deux, tout du moins à plus d’un autant qu’avec soi-même, seul et ensemble. Ça peut être aussi moi et moi, moi et le chat, moi et l’arbre, moi et la rivière… Moi et l’autre, et l’autre devient moi.

Kyoko Sensei dit, « Seiki is shintô practice. » Seiki c’est la pratique du shintô. Je me rappelle avoir lu dans Shintô, Sagesse et Pratique de Motohisa Yamakage, alors que je commençais à m’intéresser à la religion traditionnelle japonaise, que l’on pourrait demander à mille prêtres shintô au Japon une définition du shintô, on obtiendrait mille définitions différentes. Pour un occidental cela n’a aucun sens. Pour un japonais ça semble ne poser aucun problème. Après mon expérience au Japon, ma définition du shintô en cet instant serait, « une invitation à observer ma propre nature à travers la nature, dans une recherche de paix et d’harmonie. » Ça pourrait aussi être quelque chose du style, « Qui suis-Je? »

Selon la pensée shintô, Dieu est la nature nous confie Kyoko. À l’origine du shintô, pas de sanctuaire en bâti, mais des cercles de pierre, des arbres sacrés, le soleil, la lune et les mouvements de la vie des plus grands aux plus infimes à observer et desquels apprendre, dans lesquels se refléter, se miroiter, apprendre à voir et à écouter.

Comment je vis Seiki

Avant le cours d’Aïkido au sanctuaire Oomoto, Kameoka, préfecture de Kyoto

Seiki est un mouvement libre principalement développé en Europe, sans fédération officielle ni structure légale, et je suis favorable à ce qu’il le reste. Le coeur de Seiki est invisible pour les yeux, il est dans les silences, entre les mots et entre les lignes, dans l’espace et l’infini. C’est ce qui le rend à la fois si doux et si puissant.

Seiki n’est pas un diplôme ni une marque déposée, et ne peut pas s’apprendre dans les livres. C’est une culture essentiellement orale, qui se transmet lors d’ateliers et espaces d’échanges. Selon la tradition ouverte par Kishi Sensei, tout le monde est bienvenu sans pré-requis dans les workshops. C’est un partage, une initiation, autant qu’une recherche, une direction, une voie. Un jour on a demandé à Kishi Sensei combien de workshops étaient nécessaires pour bien apprendre Seiki, il a répondu, « One is enough », « Un est suffisant. » Pas de degrés, pas de niveau, venir et participer, jouer le jeu comme on peut est suffisant. Chacun arrive et repart libre. Puis toute une vie et chaque instant pour pratiquer. Pas de maître, une Sensei actuellement, Kyoko Kishi. Une source : l’observation de la nature.

Selon Frans Copers, « Seiki est une découverte, de capacités que tout le monde a et que l’on a oublié, c’est une recherche, ça veut dire que ça change tout le temps, et c’est un développement. Alors le seiki c’est impossible à définir. »

Seiki change de forme et évolue avec chacun, mais ses bases restent les mêmes : observer intensément et ouvertement avant d’éventuellement faire, sans volonté. Seiki est simple, Johannes dit souvent que les enfants savent le faire plus facilement que les adultes. Pour autant transmettre cette simplicité, cette essence, exige une rigueur, une humilité et une clarté d’esprit encore rare. Kyoko Sensei l’enseigne merveilleusement, insistant sur la simplicité, l’importance de se donner du temps, de se détacher du résultat, de laisser de la place à son partenaire, le laisser respirer. Elle rappelle que, en recherche de nouvelles techniques, « on en oublie les choses simples ».

Ce que le séminaire Seiki au Japon m’a apporté

Presque 2 mois sont passées depuis mon retour du Japon

Premier constat : je suis en bonne forme alors que l’automne écrase le moral de tant de personnes. Je prends soin de moi avec une certaine facilité, j’écoute mes besoins sincères, je définis mon territoire et ses limites avec plus de clarté. Ceci est une réelle avancée et un soulagement après une année tumultueuse.

Second constat : je me sens apaisée et sereinement heureuse, j’ai pardonné beaucoup à moi et aux autres, j’ai lâché certains vieux rêves qui ne me correspondaient plus et m’alourdissaient. Je me sens ouverte, confiante, fièrement plantée dans mes deux pieds, bien dans ma peau, libre et légère. Je m’affirme plus aisément qu’avant, mon intuition et mon ressenti sont clairs, j’accepte mieux les critiques.

Troisième constat : Seiki est une porte qui dérange le monde du shiatsu en Europe, peut-être parce qu’il est inclassable. Kishi a poussé les murs et se moquait des cases, il faisait son truc, il s’amusait comme un enfant. Il n’est pas évident d’accepter la nature libre de Seiki, son étonnante complexité au sein même de sa simplicité, et inversement. Seiki ne peut se comprendre avec la tête, on y perdrait l’essentiel. Seiki se vit, et pour l’heure j’y trouve mon compte.

Quatrième constat : Seiki c’est aussi une communauté d’enfants terribles, de nomades, d’explorateurs, qui aiment se retrouver dans différents lieux, diverses cultures, paysages, saisons, langues et pays, pour le plaisir de pratiquer le « sentir », de partager des pleurs et des rires, de discuter, d’échanger autour d’un verre ou d’un bon repas, de chanter, de pratiquer. Seiki c’est un peu la cour de récré, du hors-les-murs : il y a des affinités, des clans, des certitudes qui se forment et se déforment, des nouveaux et des anciens, des jeunes et des vieux, du n’importe-quoi, du très sérieux, des gardiens et des rebelles, des traditionalistes et de nouvelles vagues, des égarés. Et moi là-dedans j’aime un peu tout et tout le monde, comme je peux, parfois je me cache et parfois j’ose. La vie quoi.

Cinquième constat : pas besoin de choisir entre shiatsu et seiki. Les deux peuvent s’accompagner, pour moi ils sont comme les deux faces d’une même pièce. J’ai constaté que certains praticiens de shiatsu qui venant découvrir seiki en atelier étaient déstabilisés par la simplicité et l’absence de faire. En réalité, ça ne remet en question que ce que l’on a appris de la pratique, pas la pratique en soi. Seiki peut ouvrir de nouveaux espaces d’explorations en shiatsu.

Namikoshi est le créateur en 1940 du Japan Shiatsu College à Tokyo, la première école officielle et reconnue de shiatsu professionnel. Il est aujourd’hui encore considéré comme un des maîtres-enseignants majeurs de shiatsu moderne avec Shizuto Masunaga. Ce poème est célèbre partout au Japon.

Je pensais aussi devoir faire ce choix, et cela me mettait mal à l’aise. Depuis j’ai pratiqué, étudié, rencontré des étudiants de toute l’Europe, et j’explore sans me limiter, à la recherche de mon mouvement originel. Seiki est si essentiel, qu’il nourrit et donne une nouvelle inspiration à tant de personnes qui ont perdu le contact avec leur être profond. J’ai vu venir dans les ateliers des artistes, des praticiens d’arts martiaux, des kinésithérapeutes… À ma connaissance la majorité y trouve une résonance, des territoires oubliés en eux-mêmes qu’ils recontactent avec plaisir.

Après ma rencontre avec Seiki en 2017, puis en m’intéressant aux recherches d’Akinobu Kishi aux sources du shiatsu et des arts thérapeutiques japonais, en pratiquant, en allant en terre nippone, ma définition du shiatsu s’est ouverte, comme je me suis ouverte à ses formes diverses en Europe.

Peut-être qu’en fixant des codes de shiatsu trop rigides, on a perdu des éléments essentiels à son efficacité et à son harmonie. Peut-être que Tokujiro Namikoshi, bien avant son élève Kishi et la voie qu’il a ouverte avec Seiki en 1979, l’avait compris. Voilà, selon moi, le lien subtil entre shiatsu et seiki.

Pour en savoir plus :

Le livre Seiki, la vie en résonance, par Akinobu Kishi et Alice Whieldon

Le groupe Facebook Seiki en France, pour connaître les prochaines dates françaises

Le site Seiki Lille, régulièrement réactualisé avec les nouvelles dates d’atelier

Mes derniers articles sur Seiki :

Retour des Rencontres Internationales du Seiki 2018

Prochaines dates Seiki à Lille avec Frans Copers : Du 17 au 19 avril 2020 (COMPLET- liste d’attente ouverte) –> prochaine date dans les mêmes conditions du 9 au 11 oct 2020, LES RÉSERVATIONS SONT OUVERTES via SeikiLille@gmail.com

« Chance ou malchance ? Qui peut le savoir ? »

Conte de sagesse taoïste, librement emprunté à Charles Brulhart, metafora.ch

« Un vieux paysan chinois possédait un cheval d’une rare puissance et d’une telle beauté que les plus riches du pays lui en avaient offert de fortes sommes.

– Jamais je ne le vendrai, répondait le vieux paysan. Je l’aime comme mon fils.

Un jour, il se rendit comme à l’écurie et trouva la porte ouverte, le licol cassé. Son cheval avait disparu. Son fils et ses voisins partirent à sa recherche, sans succès.

– Tu n’as pas de chance, dit son voisin. Ton unique bête et la voilà perdue.

– Est-ce une chance, est-ce une malchance, qui peut le dire ? dit le vieux paysan.

Quelques jours plus tard il découvrit devant sa ferme une douzaine de chevaux sauvages. Son cheval les avait attirés derrière lui en revenant du fond de la plaine où il s’était enfui. Voyant cela, son voisin lui dit:

– Tu as de la chance, te voilà propriétaire de toutes ces bêtes.

– Est-ce une chance est-ce une malchance, qui peut le savoir ? répondit le paysan.

Son fils, en dressant les chevaux sauvages, tomba et se brisa net les deux jambes.

– Tu n’as pas de chance, lui dit son voisin. Ton fils va être immobilisé pour longtemps alors que tu en as grand besoin pour te seconder.

– Est-ce une chance, est-ce une malchance, dit le paysan. Qui peut le dire ?”

Quinze jours plus tard, une troupe de soldats et d’officiers fit irruption dans le village et enrôlèrent de force tous les jeunes gens valides pour partir faire la guerre. Tous, sauf le fils du paysan qui n’était pas encore guéri. Son voisin lui dit:

– Tu as de la chance, ton fils ne doit pas partir faire cette sale guerre. On ne sait pas dans quel état nos enfants vont en revenir.

– Est-ce une chance, est-ce une malchance, dit le paysan. Qui peut le savoir ?”

Quelques mois plus tard la guerre s’acheva. Certains n’en revinrent pas. Mais d’autres rentrèrent, couverts de gloire et chargés d’un riche butin de guerre.

– Tu n’as pas de chance, dit le voisin, ton fils n’est pas revenu riche de la guerre.

– Est-ce une chance est-ce une malchance ? Qui peut le dire ? dit le vieux paysan.

« Richesse vite accumulée, richesse vite dilapidée » dit le proverbe. Et la misère réapparut, encore plus dure à supporter suite à une période d’abondance.

– Tu as de la chance, dit le voisin. Ton fils n’est pas rentré riche de la guerre, mais il n’est pas tombé dans cette misère noire et démoralisante où sont en train de sombrer nos propres enfants.

– Est-ce une chance, est-ce une malchance, dit le vieux paysan? Qui peut le savoir…« 

Version pdf et audio de ce conte disponible ici sur le formidable site de Charles Brulhart

« La vraie nature du shiatsu » – article traduit

L’article qui suit a été rédigé par Shin Tai International, un centre de formation en shiatsu situé en Pennsylvanie (États-Unis). Il rassemble formidablement les réflexions de beaucoup de shiatsushis (praticiens en shiatsu) modernes, alors que le shiatsu se développe en occident depuis les années 1950, qu’il se professionnalise et cherche la reconnaissance du grand public et des officiels : le shiatsu est avant tout une expérience du toucher, et cette caractéristique contient déjà un extraordinaire potentiel de guérison, au sens large et holistique du terme. Plongée au coeur du shiatsu.

« Les livres de shiatsus donnent des listes de maux et symptômes que le shiatsu peut soigner. Mais au final, est-ce que le shiatsu soigne réellement ces maux? Et considérer et pratiquer le shiatsu depuis cette perspective nous permet-il d’accéder à son plus formidable potentiel?

Si une personne suit une voie qui ne résonne pas avec sa nature véritable, sa capacité à créer et s’exprimer est souvent grandement diminuée. Le shiatsu est souvent pratiqué guidé par cette dynamique; au lieu de profiter totalement de l’unique capacité du toucher, il a tendance à être abordé depuis un cadre spécialisé et conceptuel qui n’est pas aligné avec sa véritable nature.

Durant ces dernières décennies, le shiatsu est souvent utilisé d’une façon qui essaie d’imiter la pratique de l’acupuncture et d’autres approches thérapeutiques occidentales, de manière à trouver le respect de la communauté médicale et du grand public. Mais tout comme une personne qui essaie d’imiter une autre afin de « s’améliorer », cette méthode ne va pas seulement à l’inverse de l’effet prévu, elle passe aussi à côté de l’opportunité d’utiliser l’unique capacité du shiatsu: apporter des changements au niveau de la couche la plus primitive du système d’information. Plutôt que de se spécialiser à ajuster les fonctions des méridiens, organes et systèmes du corps, le shiatsu est plus puissant quand il va dessous ces niveaux pour s’adresser à l’énergie fondamentale, ou le ki, du corps.

acupuncture

“Au lieu de se spécialiser à ajuster les fonctions des méridiens, organes et systèmes du corps, le shiatsu est plus puissant quand il va dessous ces niveaux pour s’adresser à l’énergie fondamentale, ou le ki, du corps.”

Nous ne faisons pas de la chirurgie, de l’acupuncture, de l’ostéopathie ou de la chiropraxie. Ce sont des thérapies valables qui ont chacune des effets thérapeutiques uniques sur le corps. Mais en shiatsu, nous travaillons avec le toucher appliqué à l’intérieur de paramètres spécifiques. Que pouvons-nous accomplir de mieux avec ce type de travail du corps? Afin d’accéder réellement au vrai pouvoir de transformation du shiatsu et du shin tai (une forme de shiatsu qui utilise les Vaisseau Gouverneur et Vaisseau Conception comme les moyens premiers d’évaluation et de traitement), nous devons comprendre l’origine et la nature du toucher.

Le toucher et sa réponse tactile est le sens le plus basique de la cellule primitive. Le toucher fait la distinction entre la cellule et son environnement à travers les réponses de la membrane cellulaire. La membrane enregistre des changements dans sa composition chimique via lumière, vibration et pression.

Le toucher contient l’information de tous les autres sens. Par exemple, les particules d’une substance ont besoin de « toucher » les neurones récepteurs du système olfactif dans la cavité nasale pour pouvoir être détectées comme odeur. Lorsqu’un son est émis, les ondes sonores en vibration qui sont créées ont besoin de toucher et faire vibrer le tympan afin d’être entendues. Le toucher est un facteur dans toutes les expériences sensorielles, et la pression est le moyen par lequel il est discerné.

shiatsu healing

Parce que le toucher et le sens le plus primaire de la cellule primitive, il est le moyen le plus puissant de restaurer la force de vie au coeur du corps. Et parce que le toucher appliqué est la caractéristique première du shiatsu (ndlr : shiatsu veut dire « pression avec les doigts »), ce type d’approche corporelle a un potentiel formidable pour apporter des changements au niveau du corps. Plutôt que d’essayer d’imiter d’autres méthodes thérapeutiques (telles que l’acupuncture) en introduisant plus de complexité et en se focalisant sur du diagnostic spécialisé et des stratégies de traitements, nous pouvons plutôt amplifier les possibilités transformatrices uniques de notre travail, en l’utilisant de manière alignée avec sa nature profonde. En se focalisant sur l’utilisation du shiatsu pour restaurer l’énergie de vie première via le toucher, nous pouvons libérer son plus grand potentiel.

Si vous lisez cet article, vous pratiquez probablement une approche corporelle. Cela signifie que vous avez une affinité avec ce type de soin. Plutôt que d’étudier pour devenir médecin, chiropracteur, acupuncteur, etc.. vous avez choisi d’apprendre cette approche corporelle. Vous êtes attiré par l’utilisation du toucher en tant que moyen d’écoute, de guérison et de transformation parce que ça convient à votre nature. Unifier votre propre nature avec celle du shiatsu vous offre une opportunité extraordinaire d’apporter une expérience élargie de liberté et de créativité à ceux qui viennent à vous chercher la santé. »

L’article original (en Anglais) de Shin Tai International est accessible ici. 

 Traduction française (avec toutes mes excuses pour l’approximation…), Julie Clément