STAGE "En résonance avec le début de la vie…" avec A. Gelny – 26 au 28 juin à Lille

« Les essentiels de l’approche corporelle dans la grossesse et au-delà… »

« Le toucher est le premier des sens qui s’active lors du développement embryologique humain. Il n’est donc pas surprenant que la justesse du toucher et les techniques de toucher portent un potentiel considérable pour soutenir l’enfant à naître et la mère enceinte. Une qualité de toucher rassurant et attentif génère un sentiment de sécurité. Et c’est bien l’aspect sous-jacent le plus important dans l’utilisation du toucher pour soutenir les femmes enceintes à travers leur grossesse, les femmes après l’accouchement, mais aussi les femmes (et les hommes) qui désirent concevoir. Cet atelier est là pour vous présenter comment, en toute sécurité. »

Alexandra Gelny, 2019

Ce stage s’adresse à tout praticien des approches corporelles souhaitant accroître ses compétences et son accompagnement professionnel auprès des femmes (et hommes) souhaitant concevoir, des femmes enceintes, ainsi que des mères en post-natal, avec le toucher : praticiens de shiatsu, seiki, osthéopathes, massothérapeutes, kinésiologues et autres, sage-femmes et doulas.

Alexandra Gelny chez elle à Vienne

Quel est le programme ?

Les 3 jours incluront enseignements et pratiques sur :
Apprendre des techniques particulières et efficaces en utilisant le toucher dans un style shiatsu (se pencher, se connecter, se mobiliser – en utilisant les mains complètes et les pouces), inspirées de l’approche shiatsu Wellmother ;
Explorer Seiki (la tradition shiatsu fondée par Akinobu Kishi) pour développer une qualité de toucher sécurisante et empathique ;
Apprendre une gamme d’exercices visant à affiner vos propres perception et sensibilité qui pourront être également transmis à vos clients, incluant de la respiration, de la mobilisation et des visualisations.


La Médecine Chinoise Ancienne propose une perspective intéressante sur la fertilité, la grossesse et au-delà, dans une voie réellement holistique, car le corps et l’esprit ne sont pas considérés comme séparés, mais comme Un. La théorie peut être complexe, cependant l’atelier n’aborde que les grandes concepts fondamentaux pertinents avec ces thèmes, tels que le Ciel et la Terre, le mouvement Yin Yang, les Trois Trésors Jing, Qi et Xue (le sang), les méridiens – surtout les Vaisseaux Merveilleux (Ren, Du, Cong, Dai – leurs qualités et fonctions), and une sélection de tsubos (ponts d’acupuncture).


Le stage sera conduit par Alexandra en anglais et traduit en français intégralement et en direct par l’organisatrice Julie


À qui ce stage s’adresse t’il ?

Ce stage est ouvert aux praticiens de diverses méthodes de bodywork – tels que les praticiens en shiatsu, seiki, osthéopathes, massothérapeutes, kinésiologues et autres qui souhaitent élargir leurs compétences et leur accompagnement professionnel auprès des femmes (et hommes) souhaitant concevoir, des femmes enceintes, ainsi que des mères en post-natal, avec le toucher. Les sage-femmes, accoucheurs et doulas intéressés sont également bienvenus. L’approche pratique est inspirée du shiatsu (Wellmother) et de Seiki, mais il n’est pas nécessaire pour les participants d’être formés en shiatsu. Le travail sera montré de manière à pouvoir être intégré à d’autres approches corporelles. L’atelier s’adresse autant à des praticiens corporels expérimentés les problématiques de conception, grossesse et post-natal, souhaitant approfondir leur compréhension et étendre leur compréhension et leurs compétences, qu’à des praticiens corporels qui n’ont jamais travaillé sur ces thèmes auparavant.

La connaissance des concept-clés de la Médecine Traditionnelle Chinoise peut être utile, mais pas pré-requise pour participer à ce stage.



Inscrivez-vous avant le 31 mars 2020 afin de profiter du tarif préférentiel


Ce que ce stage peut vous apporter…

SUR LA CONCEPTION ET LA FERTILITÉ…

  • les dynamiques énergétiques fondamentales dans le cycle menstruel – comment les sentir en vous-même avec des exercices, et comment les aborder et les soutenir avec des techniques et exercices simples et profonds basés sur le shiatsu.
  • les bases du thème de la fertilité, comment l’aborder avec vos clients demandeurs, comment répondre à une gamme de problèmes de fertilité de manière holistique. Cela signifie toujours se focaliser sur la personne dans son entièreté et ses besoins élémentaires, afin de soutenir l’auto-régulation et les capacités d’auto-guérison. Ceci ne concerne pas les « taux de réussite » des traitements.
  • Travailler avec des clients qui subissent des traitements médicaux hormonaux – bien que nous n’aurons pas l’occasion de rentrer dans les détails et les problèmes particuliers qu’ils entraînent.
  • Beaucoup de ces concepts pourront aussi s’appliquer aux hommes avec des problèmes de fertilité.

SUR LA GROSSESSE…

  • Ce stage vous apportera confiance et compétence pour accompagner une grossesse en santé d’une manière sécure et bénéfique.
  • Vous apprendrez les changements fondamentaux opérant durant les 40 semaines de grossesse d’un point de vie occidental et oriental (Médecine Orientale), qui nous impliquent en tant que praticien corporel.
  • les bases de l’embryologie – d’un point de vue occidental et oriental (MTC) ou l’embryologie « énergétique »
  • comment aborder les inconforts de la grossesse les plus communs, tels que les nausées, l’anxiété, les maux de dos, la fatigue, les oedèmes, le souffle court, l’instabilité pelvienne et autres, avec des techniques efficaces de toucher.
  • comment promouvoir une bonne position du bébé dans le ventre et ce qu’il faut savoir si le bébé se présente par le siège.
  • Comment gérer les fausses-couches, car c’est un sujet que vous rencontrerez occasionnellement en collaborant avec des femmes enceintes durant le premier trimestre
  • l’acquisition d’un bon répertoire de techniques de shiatsu simples et efficaces à utiliser en toute sécurité dans l’accompagnement d’une grossesse simple, autant qu’une qualité de toucher au sens holistique. Il s’agit de savoir comment intégrer le bébé dans l’utérus, comment entrer en relation avec elle ou lui, et comment soutenir la mère dans son contact avec le bébé. Pour cela, l’approche Seiki est très importante.
  • La sécurité est une question importante lorsque l’on travaille avec des femmes enceintes, aussi nous inclurons quand dire oui ou non à une potentielle cliente, comment sentir en vous ce qui est sûr ou pas (reconnaissez vos propres déclencheurs), et reconnaître les « drapeaux rouges« : quand ne pas traiter, quand et comment toucher / ne pas toucher, quand en référer au médecin.

POSTNATAL…

  • les besoins élémentaires d’une mère qui vient d’accoucher,
  • Techniques et qualités élémentaires de toucher utiles pour la période post-natale.


MODALITÉS D’INSCRIPTION :

Dates : 26-27-28 juin 2020 chez NOSHOES à Mons-en-Baroeul (métropole lilloise, à 10 minutes des gares de Lille)

Horaires : vendredi, samedi et dimanche de 9h30 à 17h avec 1h30 de pause déjeûner


La participation aux frais par personne (20h d’enseignement pratique minimum) est de 310€ // 255€ en prévente pour les inscriptions avant le 31 mars 2020

Inscription et paiement en ligne simple et rapide, via BilletWeb :


Votre inscription sera confirmée par email à réception des 129€ d’arrhes (non remboursables sauf en cas d’annulation de l’atelier de la part des organisateurs).

Vous pouvez régler en 1 ou 2 fois, par virement, chèque, ou espèces possibles sur place à NOSHOES. Des facilités de paiement sont toujours négociables, je vous invite à me contacter au besoin.

Votre réservation est indispensable, les places sont limitées à 12 participants


Qui est Alexandra Gelny ?

Alexandra à Rome en 2016

Alexandra Gelny habite Vienne en Autriche.

Elle a choisi le shiatsu comme profession et nouvelle orientation fondamentale de sa vie, laissant son ancienne carrière de chargée des relations publiques et professionnelle du marketing dans l’univers de la culture. Elle a son propre cabinet à Vienne depuis 2010.

Les thèmes majeurs avec lesquels elle travaille sont la fertilité, la grossesse, la naissance et la ménopause. Elle travaille aussi avec les nourrissons.

Alexandra enseigne le shiatsu lors de workshops pour praticiens et sage-femmes depuis 2016 en Autriche, en Hongrie, en Italie et en Suisse. Elle a assisté et assuré la traduction des stages animés par Suzanne Yates (Wellmother), Kyoko Kishi, et Alice Whieldon (Seiki).

Elle pratique Seiki depuis 2011, participant régulièrement à des ateliers avec Akinobu Kishi (décédé en 2012), Kyoko Kishi et Alice Whieldon.

Elle est diplômée comme praticienne de Shiatsu de l’Institut Européenne de Shiatsu, et praticienne en shiatsu Wellmother et enseignante Wellmother par Suzanne Yates.

Website: www.gelny.at

Les places sont limitées à 12 participants, garantissez votre participation dès maintenant :


Nous avons besoin de vous aussi pour faire connaître ces évènements rares ouvrant des voies royales à la connaissance de soi, en route pour un 3è millénaire lumineux ! Partagez dans votre réseau avec les personnes susceptibles d’en profiter, Merci ❤

Stage INITIATION aux VAISSEAUX MERVEILLEUX avec F. Bastianelli – 5 au 7 juin 2020 à Lille

« Peu abordés lors des cours de shiatsu, les vaisseaux merveilleux sont pourtant la trame énergétique qui sous-tend, qui structure, chaque être vivant dès sa conception. »

Fabian Bastianelli

Ce stage s’adresse à tout praticien de shiatsu ayant une bonne connaissance des 12 méridiens classiques et des principes de base de la Médecine Traditionnelle Orientale.

Représentation artistique des 8 Vaisseaux Merveilleux(source : taoetspiritualite.fr)

Quel est le programme ?

« Quand les méridiens agissent sur les symptômes, les vaisseaux merveilleux agissent sur la structure, sur la racine du symptôme et sur les phases de changements de tout individu.

Lors de ce stage, nous découvrirons les vaisseaux merveilleux et apprendrons à les utiliser.  

Nous tenterons de comprendre la complémentarité avec les méridiens et pourrons ainsi mieux savoir quoi travailler des méridiens ou vaisseaux merveilleux.

Nous nous exercerons à ressentir les déséquilibres à travers leurs points d’ouverture. »

BON À SAVOIR : l’école de shiatsu Yoseido à Bruxelles où Fabian a étudié et enseigné 12 ans auprès de Maître Kawada, un des spécialistes mondiaux reconnus des vaisseaux merveilleux, le module des vaisseaux merveilleux représente au minimum 100 heures de cours théorique et de travail pratique en atelier. Le stage que nous proposons ici vise à vous initier à cet enseignement précieux, à ouvrir une porte que Fabian pourra approfondir lors de stages à venir à Lille.


Inscrivez-vous dès maintenant via BilletWeb et profitez du tarif préférentiel en prévent jusqu’au 31 mars 2020 :


Ce que ce stage peut vous apporter…

« À aller au-delà du symptôme

Un traitement sur les 12 méridiens permet de travailler les symptômes et d’établir un meilleur équilibre de la personne.

L’utilisation des Vaisseaux Merveilleux permet de travailler la racine du symptôme et agir sur la structure énergétique globale de chaque individu, d’accompagner le changement.« 


MODALITÉS D’INSCRIPTION :

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Retour du séminaire Seiki 2019 au Japon

Nous étions 33 à nous retrouver à la gare centrale de Kyoto, plateforme 30-31, un doux mardi de septembre 2019 à 13h : du Japon, de France, d’Italie, de Suisse, de Belgique, d’Allemagne, d’Ecosse, d’Angleterre, d’Autriche, d’Espagne, de Turquie… 21 femmes, 12 hommes. Tant de possibilités.

Akinobu Kishi Sensei lors de son dernier séminaire Seiki au Japon en 2011 / © Catherine Dompas

C’était le 8è séminaire Seiki au Japon, une tradition lancée par Akinobu Kishi Sensei en 1981 pour permettre à ses étudiants européens de découvrir le Japon originel, ses traditions et sa culture, la pratique du shintô, la nourriture, les temples, les sanctuaires, la nature, les arts… pour se plonger authentiquement dans un pays dont tant parlent et s’inspirent mais avec lequel peu se connectent véritablement.

Kishi Sensei nous ayant quittés en 2012, sa veuve Kyoko Sensei nous a fait l’honneur de restaurer la tradition 7 ans après le décès de son époux.

Nous étions donc 33, 3 organisateurs et 30 privilégiés. Nous savions que c’était la chance d’une vie de participer à ce voyage, à cette expérience dans des conditions exceptionnelles, invités et attendus dans des lieux que même la plupart des nippons ont oublié ou auxquels l’accès est limité et réservé à des membres.

Au delà de la beauté naturelle du pays, des paysages, de la qualité de la nourriture, de la gentillesse et de la courtoisie extraordinaire de ses habitants… j’ai envie de partager mon expérience d’un point de vue très personnel, à travers l’expérience de Seiki, ce que la pratique en sa terre d’origine m’a apportée, ce que cette exploration a changé dans ma manière de la vivre et de la transmettre au quotidien.

C’est quoi Seiki ?

Seiki est si vaste qu’il est difficile à définir. Seiki n’est pas une nouvelle technique de shiatsu, bien que… à chacun d’y faire son chemin.

Après quelques années de pratique, je vois en Seiki une recherche, celle de la mère de toutes les thérapies guidées par la compassion, manuelles et non. Seiki est la simplicité, l’évidence, le « honest touch », le toucher sincère et empathique d’humain à humain, un partage qui enrichit les 2 parties, la rencontre de kokoro à kokoro, comme disent les japonais, Ishin-Denshin, on pourrait dire de coeur-âme à coeur-âme. La rencontre sincère et ouverte soigne, alors que les frontières entre 2 consciences individuelles s’effacent ou que l’on ne sait plus qui donne et qui reçoit. Kyoko Sensei dit, « Alone And Together feeling ». Seiki est aussi éminemment pragmatique, et se base sur l’observation et la pratique avant la théorie.

En découvrant Seiki, j’ai observé que j’avais tant de murs en moi, si familiers qu’ils m’étaient devenus invisibles. Pratiquer Seiki c’est apprendre à voir ses limites, les reconnaître et continuer à se présenter au-delà. Avec la respiration des espaces de transition s’ouvrent et permettent le changement. Kishi disait, « Only looking is enough« , « Juste regarder est suffisant ». Se poser, attentif, accueillir ce qui se présente, laisser faire ou faire sans faire.

Il y a pour certains quelque chose de mystique dans la pratique de Seiki, comme tout ce qui nous offre une reconnexion à l’infini et un élargissement de conscience. C’est enivrant, libérateur. « Derrière les nuages il y a toujours le ciel bleu. », disait Kishi.

La Jinja principale au Motoise Naigu shintô shrine

Les pratiquants de méditation savent de quoi je parle, ils ont appris à observer avec équanimité, à se poser en simple témoin des manifestions de la vie à chaque instant. C’est suffisant pour participer activement à sa magie. La conscience de ce perpétuel changement transforme, la présence détache l’observateur du drame et apaise l’émotionnel, le mental se calme et la vision se clarifie.

Ainsi, Seiki c’est de la méditation à deux, tout du moins à plus d’un autant qu’avec soi-même, seul et ensemble. Ça peut être aussi moi et moi, moi et le chat, moi et l’arbre, moi et la rivière… Moi et l’autre, et l’autre devient moi.

Kyoko Sensei dit, « Seiki is shintô practice. » Seiki c’est la pratique du shintô. Je me rappelle avoir lu dans Shintô, Sagesse et Pratique de Motohisa Yamakage, alors que je commençais à m’intéresser à la religion traditionnelle japonaise, que l’on pourrait demander à mille prêtres shintô au Japon une définition du shintô, on obtiendrait mille définitions différentes. Pour un occidental cela n’a aucun sens. Pour un japonais ça semble ne poser aucun problème. Après mon expérience au Japon, ma définition du shintô en cet instant serait, « une invitation à observer ma propre nature à travers la nature, dans une recherche de paix et d’harmonie. » Ça pourrait aussi être quelque chose du style, « Qui suis-Je? »

Selon la pensée shintô, Dieu est la nature nous confie Kyoko. À l’origine du shintô, pas de sanctuaire en bâti, mais des cercles de pierre, des arbres sacrés, le soleil, la lune et les mouvements de la vie des plus grands aux plus infimes à observer et desquels apprendre, dans lesquels se refléter, se miroiter, apprendre à voir et à écouter.

Comment je vis Seiki

Avant le cours d’Aïkido au sanctuaire Oomoto, Kameoka, préfecture de Kyoto

Seiki est un mouvement libre principalement développé en Europe, sans fédération officielle ni structure légale, et je suis favorable à ce qu’il le reste. Le coeur de Seiki est invisible pour les yeux, il est dans les silences, entre les mots et entre les lignes, dans l’espace et l’infini. C’est ce qui le rend à la fois si doux et si puissant.

Seiki n’est pas un diplôme ni une marque déposée, et ne peut pas s’apprendre dans les livres. C’est une culture essentiellement orale, qui se transmet lors d’ateliers et espaces d’échanges. Selon la tradition ouverte par Kishi Sensei, tout le monde est bienvenu sans pré-requis dans les workshops. C’est un partage, une initiation, autant qu’une recherche, une direction, une voie. Un jour on a demandé à Kishi Sensei combien de workshops étaient nécessaires pour bien apprendre Seiki, il a répondu, « One is enough », « Un est suffisant. » Pas de degrés, pas de niveau, venir et participer, jouer le jeu comme on peut est suffisant. Chacun arrive et repart libre. Puis toute une vie et chaque instant pour pratiquer. Pas de maître, une Sensei actuellement, Kyoko Kishi. Une source : l’observation de la nature.

Selon Frans Copers, « Seiki est une découverte, de capacités que tout le monde a et que l’on a oublié, c’est une recherche, ça veut dire que ça change tout le temps, et c’est un développement. Alors le seiki c’est impossible à définir. »

Seiki change de forme et évolue avec chacun, mais ses bases restent les mêmes : observer intensément et ouvertement avant d’éventuellement faire, sans volonté. Seiki est simple, Johannes dit souvent que les enfants savent le faire plus facilement que les adultes. Pour autant transmettre cette simplicité, cette essence, exige une rigueur, une humilité et une clarté d’esprit encore rare. Kyoko Sensei l’enseigne merveilleusement, insistant sur la simplicité, l’importance de se donner du temps, de se détacher du résultat, de laisser de la place à son partenaire, le laisser respirer. Elle rappelle que, en recherche de nouvelles techniques, « on en oublie les choses simples ».

Ce que le séminaire Seiki au Japon m’a apporté

Presque 2 mois sont passées depuis mon retour du Japon

Premier constat : je suis en bonne forme alors que l’automne écrase le moral de tant de personnes. Je prends soin de moi avec une certaine facilité, j’écoute mes besoins sincères, je définis mon territoire et ses limites avec plus de clarté. Ceci est une réelle avancée et un soulagement après une année tumultueuse.

Second constat : je me sens apaisée et sereinement heureuse, j’ai pardonné beaucoup à moi et aux autres, j’ai lâché certains vieux rêves qui ne me correspondaient plus et m’alourdissaient. Je me sens ouverte, confiante, fièrement plantée dans mes deux pieds, bien dans ma peau, libre et légère. Je m’affirme plus aisément qu’avant, mon intuition et mon ressenti sont clairs, j’accepte mieux les critiques.

Troisième constat : Seiki est une porte qui dérange le monde du shiatsu en Europe, peut-être parce qu’il est inclassable. Kishi a poussé les murs et se moquait des cases, il faisait son truc, il s’amusait comme un enfant. Il n’est pas évident d’accepter la nature libre de Seiki, son étonnante complexité au sein même de sa simplicité, et inversement. Seiki ne peut se comprendre avec la tête, on y perdrait l’essentiel. Seiki se vit, et pour l’heure j’y trouve mon compte.

Quatrième constat : Seiki c’est aussi une communauté d’enfants terribles, de nomades, d’explorateurs, qui aiment se retrouver dans différents lieux, diverses cultures, paysages, saisons, langues et pays, pour le plaisir de pratiquer le « sentir », de partager des pleurs et des rires, de discuter, d’échanger autour d’un verre ou d’un bon repas, de chanter, de pratiquer. Seiki c’est un peu la cour de récré, du hors-les-murs : il y a des affinités, des clans, des certitudes qui se forment et se déforment, des nouveaux et des anciens, des jeunes et des vieux, du n’importe-quoi, du très sérieux, des gardiens et des rebelles, des traditionalistes et de nouvelles vagues, des égarés. Et moi là-dedans j’aime un peu tout et tout le monde, comme je peux, parfois je me cache et parfois j’ose. La vie quoi.

Cinquième constat : pas besoin de choisir entre shiatsu et seiki. Les deux peuvent s’accompagner, pour moi ils sont comme les deux faces d’une même pièce. J’ai constaté que certains praticiens de shiatsu qui venant découvrir seiki en atelier étaient déstabilisés par la simplicité et l’absence de faire. En réalité, ça ne remet en question que ce que l’on a appris de la pratique, pas la pratique en soi. Seiki peut ouvrir de nouveaux espaces d’explorations en shiatsu.

Namikoshi est le créateur en 1940 du Japan Shiatsu College à Tokyo, la première école officielle et reconnue de shiatsu professionnel. Il est aujourd’hui encore considéré comme un des maîtres-enseignants majeurs de shiatsu moderne avec Shizuto Masunaga. Ce poème est célèbre partout au Japon.

Je pensais aussi devoir faire ce choix, et cela me mettait mal à l’aise. Depuis j’ai pratiqué, étudié, rencontré des étudiants de toute l’Europe, et j’explore sans me limiter, à la recherche de mon mouvement originel. Seiki est si essentiel, qu’il nourrit et donne une nouvelle inspiration à tant de personnes qui ont perdu le contact avec leur être profond. J’ai vu venir dans les ateliers des artistes, des praticiens d’arts martiaux, des kinésithérapeutes… À ma connaissance la majorité y trouve une résonance, des territoires oubliés en eux-mêmes qu’ils recontactent avec plaisir.

Après ma rencontre avec Seiki en 2017, puis en m’intéressant aux recherches d’Akinobu Kishi aux sources du shiatsu et des arts thérapeutiques japonais, en pratiquant, en allant en terre nippone, ma définition du shiatsu s’est ouverte, comme je me suis ouverte à ses formes diverses en Europe.

Peut-être qu’en fixant des codes de shiatsu trop rigides, on a perdu des éléments essentiels à son efficacité et à son harmonie. Peut-être que Tokujiro Namikoshi, bien avant son élève Kishi et la voie qu’il a ouverte avec Seiki en 1979, l’avait compris. Voilà, selon moi, le lien subtil entre shiatsu et seiki.

Pour en savoir plus :

Le livre Seiki, la vie en résonance, par Akinobu Kishi et Alice Whieldon

Le groupe Facebook Seiki en France, pour connaître les prochaines dates françaises

Le site Seiki Lille, régulièrement réactualisé avec les nouvelles dates d’atelier

Mes derniers articles sur Seiki :

Retour des Rencontres Internationales du Seiki 2018

Prochaines dates Seiki à Lille avec Frans Copers : Du 17 au 19 avril 2020 (COMPLET- liste d’attente ouverte) –> prochaine date dans les mêmes conditions du 9 au 11 oct 2020, LES RÉSERVATIONS SONT OUVERTES via SeikiLille@gmail.com

Stages SEIKI avec Frans Copers à Lille les 17-18-19 avril et 9-10-11 octobre 2020

Les stages SEIKI avec Frans ont tant de succès que la date d’avril est complète ! Merci de votre compréhension et de votre confiance ❤

Une autre date est ouverte du 9 au 11 octobre 2020 dans les mêmes conditions, si vous souhaitez y participer merci de suivre les mêmes modalités d’inscription (ci-dessous) en précisant les dates


Qu’est-ce que SEIKI ?

Seiki pourrait être traduit par « Accompagnement du Ki naturel ». Kyoko Kishi Sensei aime le traduire par « Ciel bleu ». Frans dit souvent que Seiki est tellement vaste que c’est difficile à définir, mais que c’est facile à faire.

C’est une approche issue du travail personnel d’Akinobu Kishi (1949-2012), maître de Shiatsu considéré par beaucoup comme le successeur de Masunaga Sensei.


Quel est le programme ?

Lors des stages et ateliers Seiki, nous pratiquons seul, à 2 et en groupe, Gyoki (« respiration avec les mains »), Seiki, et divers exercices destinés à développer le ressenti du Ki. Les stages et ateliers sont ouverts à tous, très accessibles et sans pré-requis : c’est très relaxant, utile et efficace, peu de théorie, c’est facile à pratiquer et à combiner avec toutes sortes de traitements, en shiatsu, pratique artistique et autres.

Frans nous explique ce qu’est Seiki en vidéo !

Venez profiter de la transmission joyeuse de Frans, de son humour lors d’un week-end de découvertes exceptionnel !


Modalités d’inscription :

Dates : 17-18-19 avril 2020 OU 9-10-11 octobre 2020 chez NOSHOES à Mons-en-Baroeul (métropole lilloise, à 10 minutes du centre de Lille)

Horaires : vendredi 18h30-21h + samedi et dimanche de 9h30 à 17h avec 1h30 de pause déjeûner

La participation aux frais est de 200€ par personne (14h30 d’atelier) / 175€ tarif spécial chômeurs et rsa. Vous pouvez régler en 2 ou 3 fois, par virement bancairE, chèque, espèces possibles sur place à NOSHOES. Des facilités de paiement sont toujours négociables, je vous invite à me contacter au besoin.

Votre réservation est indispensable, les places sont limitées à 15 participants


Qui est Frans Copers ?

Frans est un enseignant généreux et joyeux, avec plus de 45 ans de pratique de Shiatsu dont 20 ans d’étude auprès de Kishi Sensei. Il reçoit tous les ans Kyoko Sensei à Gand pour son workshop annuel. Il proposera également des traitements Seiki le lundi 7 octobre au matin à Lille, que je vous conseille de réserver par retour de mail dès maintenant.

Personnellement je vois ces moments individuels pour des Masterclass, ou cours avec de grands maîtres. Stage et traitements sont ouverts à tous et sans pré-requis. 
Frans Copers a créé le Kimura Institute à Gand (Belgique), qu’il dirige et où il enseigne Shiatsu et Seiki toute l’année. Il pratique le Shiatsu, l’Aïkido et la macrobiotique. Il enseigne partout en Europe et dans le monde. Il est l’auteur d’un superbe livre illustré sur la pratique de Seiki qui sera en vente lors de sa venue à Lille et qu’il sera heureux de vous dédicacer. 

Le Seiki est une méthode manuelle développée par Kishi sensei, maître en Shiatsu qui est considéré par beaucoup comme le vrai successeur de Masunaga sensei.
Kishi a réussi à faire de cette pratique traditionnelle Japonaise une méthode efficace pour décontracter son client afin d’ouvrir les canaux d’énergie d’une personne.
En fait, il appelait sa méthode Seiki Soho ou ‘accompagnement du Ki Naturel’.
Le Seiki est le résultat de sa recherche des origines, de la source du Shiatsu par l’étude et la pratique de Te Ate, Shingon et Shinto, la religion traditionnelle du Japon.
Par une attention intense et par un touché respectueux et chaleureux le praticien apprend à sentir les énergies d’autrui.
Ainsi il crée l’espace ou le Ki / énergie vitale se met en mouvement, soutenant le système immunitaire et la régénération.

Frans Copers

Lisez ici mon article sur les dernières rencontres internationales du Seiki aux Pays-Bas fin 2018

« La vraie nature du shiatsu » – article traduit

L’article qui suit a été rédigé par Shin Tai International, un centre de formation en shiatsu situé en Pennsylvanie (États-Unis). Il rassemble formidablement les réflexions de beaucoup de shiatsushis (praticiens en shiatsu) modernes, alors que le shiatsu se développe en occident depuis les années 1950, qu’il se professionnalise et cherche la reconnaissance du grand public et des officiels : le shiatsu est avant tout une expérience du toucher, et cette caractéristique contient déjà un extraordinaire potentiel de guérison, au sens large et holistique du terme. Plongée au coeur du shiatsu.

« Les livres de shiatsus donnent des listes de maux et symptômes que le shiatsu peut soigner. Mais au final, est-ce que le shiatsu soigne réellement ces maux? Et considérer et pratiquer le shiatsu depuis cette perspective nous permet-il d’accéder à son plus formidable potentiel?

Si une personne suit une voie qui ne résonne pas avec sa nature véritable, sa capacité à créer et s’exprimer est souvent grandement diminuée. Le shiatsu est souvent pratiqué guidé par cette dynamique; au lieu de profiter totalement de l’unique capacité du toucher, il a tendance à être abordé depuis un cadre spécialisé et conceptuel qui n’est pas aligné avec sa véritable nature.

Durant ces dernières décennies, le shiatsu est souvent utilisé d’une façon qui essaie d’imiter la pratique de l’acupuncture et d’autres approches thérapeutiques occidentales, de manière à trouver le respect de la communauté médicale et du grand public. Mais tout comme une personne qui essaie d’imiter une autre afin de « s’améliorer », cette méthode ne va pas seulement à l’inverse de l’effet prévu, elle passe aussi à côté de l’opportunité d’utiliser l’unique capacité du shiatsu: apporter des changements au niveau de la couche la plus primitive du système d’information. Plutôt que de se spécialiser à ajuster les fonctions des méridiens, organes et systèmes du corps, le shiatsu est plus puissant quand il va dessous ces niveaux pour s’adresser à l’énergie fondamentale, ou le ki, du corps.

acupuncture

“Au lieu de se spécialiser à ajuster les fonctions des méridiens, organes et systèmes du corps, le shiatsu est plus puissant quand il va dessous ces niveaux pour s’adresser à l’énergie fondamentale, ou le ki, du corps.”

Nous ne faisons pas de la chirurgie, de l’acupuncture, de l’ostéopathie ou de la chiropraxie. Ce sont des thérapies valables qui ont chacune des effets thérapeutiques uniques sur le corps. Mais en shiatsu, nous travaillons avec le toucher appliqué à l’intérieur de paramètres spécifiques. Que pouvons-nous accomplir de mieux avec ce type de travail du corps? Afin d’accéder réellement au vrai pouvoir de transformation du shiatsu et du shin tai (une forme de shiatsu qui utilise les Vaisseau Gouverneur et Vaisseau Conception comme les moyens premiers d’évaluation et de traitement), nous devons comprendre l’origine et la nature du toucher.

Le toucher et sa réponse tactile est le sens le plus basique de la cellule primitive. Le toucher fait la distinction entre la cellule et son environnement à travers les réponses de la membrane cellulaire. La membrane enregistre des changements dans sa composition chimique via lumière, vibration et pression.

Le toucher contient l’information de tous les autres sens. Par exemple, les particules d’une substance ont besoin de « toucher » les neurones récepteurs du système olfactif dans la cavité nasale pour pouvoir être détectées comme odeur. Lorsqu’un son est émis, les ondes sonores en vibration qui sont créées ont besoin de toucher et faire vibrer le tympan afin d’être entendues. Le toucher est un facteur dans toutes les expériences sensorielles, et la pression est le moyen par lequel il est discerné.

shiatsu healing

Parce que le toucher et le sens le plus primaire de la cellule primitive, il est le moyen le plus puissant de restaurer la force de vie au coeur du corps. Et parce que le toucher appliqué est la caractéristique première du shiatsu (ndlr : shiatsu veut dire « pression avec les doigts »), ce type d’approche corporelle a un potentiel formidable pour apporter des changements au niveau du corps. Plutôt que d’essayer d’imiter d’autres méthodes thérapeutiques (telles que l’acupuncture) en introduisant plus de complexité et en se focalisant sur du diagnostic spécialisé et des stratégies de traitements, nous pouvons plutôt amplifier les possibilités transformatrices uniques de notre travail, en l’utilisant de manière alignée avec sa nature profonde. En se focalisant sur l’utilisation du shiatsu pour restaurer l’énergie de vie première via le toucher, nous pouvons libérer son plus grand potentiel.

Si vous lisez cet article, vous pratiquez probablement une approche corporelle. Cela signifie que vous avez une affinité avec ce type de soin. Plutôt que d’étudier pour devenir médecin, chiropracteur, acupuncteur, etc.. vous avez choisi d’apprendre cette approche corporelle. Vous êtes attiré par l’utilisation du toucher en tant que moyen d’écoute, de guérison et de transformation parce que ça convient à votre nature. Unifier votre propre nature avec celle du shiatsu vous offre une opportunité extraordinaire d’apporter une expérience élargie de liberté et de créativité à ceux qui viennent à vous chercher la santé. »

L’article original (en Anglais) de Shin Tai International est accessible ici. 

 Traduction française (avec toutes mes excuses pour l’approximation…), Julie Clément