Sérénité

Aujourd’hui, prenons un moment pour honorer nos ratés, les objectifs que nous n’arrivons pas à atteindre, ce que nous n’arrivons pas à dire, nos colères nos peines et nos peurs, réelles ou imaginaires, ce que nous ne maîtrisons pas, ce qui nous fait défaut, ce que nous n’avons pas reçus, ce que nous avons reçus sans le vouloir, ce que nous ne parvenons pas à pardonner, ce que nous ne parvenons pas à nous pardonner à nous-même, ce que nous aimerions pouvoir effacer, et rappelons-nous que derrière les nuages il y a toujours le ciel bleu.

Aujourd’hui je souffle doucement sur les nuages, je les accompagne un moment, je les laisse m’emporter. Aujourd’hui je m’aime en entier, je me pardonne d’être moi, un poids, une imperfection, un gros bouton. Je me laisse exister en entier, heureuse même défectueuse. Je profite de ce sourire moqueur émergeant de mes tréfonds, je le laisse me dérider à m’en faire mal aux joues. Je me pardonne d’avoir subi, je me pardonne d’avoir perpétré, je me pardonne de parfois m’égarer, épuisée, au bout.

Ce gros bouton, vu par un autre, est une fleur parfaite, timide au matin, éclatante à midi, et flétrie le soir. Absolument parfaite, et aimée pour ce qu’elle est, un instant d’éternité.

Aujourd’hui j’arrive à dire Je m’aime et Je suis belle autant que Je t’aime et Tu es beau, et je vois qu’il est impossible de me laisser aimer sans m’aimer moi-même. Puissiez-vous vous aimer aussi très fort ❤

Belle journée à vous tous, fleurs d’un jour et boue de demain.

Julie

Toussaint et fête des morts

Il y a quelques années la Toussaint était pour moi un jour comme les autres, avec un vague respect pour la tradition, une éventuelle visite familiale au cimetière. Et puis j’ai participé à ma première « Soirée sur les morts » avec Jean-Marc Leclercq. Ce dernier propose cette soirée conviviale chaque année autour du 31 octobre, afin que les invités aient l’occasion de partager librement leurs expériences, visions, rapports avec la mort, parler du deuil, évoquer leurs difficultés, se rappeler les pratiques traditionnelles mises en oeuvre lors d’un décès, et leurs pourquois. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent, en fin de la soirée, prier ensemble un instant pour leurs morts.

Cette soirée intime m’a permis de me familiariser avec un thème qui pendant longtemps me mettait mal à l’aise, comme beaucoup d’entre nous. Le sujet est abordé avec tact et douceur, afin que chacun se sente en sécurité et libre de croyances et de pensées. J’ai réalisé au fil de mes années d’exploration intérieure et de rencontres thérapeutiques, que le deuil et les morts traumatiques de la famille et des proches, étaient toujours très présentes dans la vie des vivants, souvent pénibles et lourdes, et que beaucoup ne savent plus comment faire leur deuil et retrouver leur souffle, voire leur envie de vivre. Nous portons tous nos morts dans nos coeurs, et il est essentiel pour notre santé (au sens large) et celle de notre famille, d’être en paix avec la mort.

Cimetière shinto au Japon

Se guérir de la peur de la mort, se sentir en paix avec ses morts, est un chemin extraordinairement riche en enseignements, et avec elle nous touchons au coeur de la vie, du cycle éternel. L’essentiel n’étant pas d’imposer une Vérité sur ce qui se passe après la mort, mais bien d’écouter sincèrement ce qui résonne en soi lorsque l’on pense à notre propre mort ou à un proche décédé, et s’assurer que cette partie de nous est autant que possible détendue et sereine. Cela demande un temps, un moment, pour soi, pour la famille, pour prendre la main à une part de nous, une part de l’autre, qui aurait besoin d’aide. C’est fermer les yeux et respirer ensemble un instant, afin de s’alléger chaque année un peu plus, d’un poids aussi lourd que la perte de l’être aimé était considérable. Une pensée, lorsqu’elle est offerte en pleine conscience et sincérité, peut faire des miracles.

Le rituel proposé, d’inspiration shinto, est simple : « au nord, dresser un petit autel pour prier les morts. Disposer deux bougies en laissant une place au milieu pour y déposer une photographie du ou des défunts (on pourra à défaut y mettre une feuille avec leurs noms). Dans des coupes non métalliques, trois au total, que l’on positionnera à gauche de la bougie de gauche, au centre et à droite de la seconde bougie. Verser de l’eau dans celle de gauche. Déposer des céréales dans celle du milieu et du sel dans la troisième. 

Méthode : 

On allume les bougies.
On se met en position de prière.
On appelle l’âme. On lui envoie des prières, de l’amour, des beaux souvenirs, des images de bonheur.
Ensuite on lui dit au revoir et on lui indique qu’elle doit continuer sa route.
On lui dit au revoir.

On ferme son esprit.
On mouche les bougies.
On claque les mains à hauteur du visage, à gauche, au milieu et à droite. »

Selon le maître de Jean-Marc, Michio Kushi, « faire ce rituel au minimum sur un temps de 7 jours, d’usage, si on réalise ces prières 7×7 jours donc 49 jours, l’âme du défunt retrouve la lumière. »

Cimetière Shinto au Japon, avec une statue de Kannon / Quan Yin, représentant l’amour compassion.

Je vous invite à prendre un moment aujourd’hui pour honorer vos morts, leur souhaiter bon voyage et un repos paisible. Ce peut être en leur apportant une offrande, par exemple une fleur, un voeu de bonheur, une pensée heureuse, tout en profitant du calme d’un cimetière. Je m’étonne chaque année du bien que ça me fait, et des sourires que j’entrevois aux visages de celles et ceux qui prennent le temps de visiter leurs morts au 1er novembre. Ce peut -être aussi un instant chez soi, ou en pleine nature, au détour d’une rêverie, accompagné d’une photo, d’un souvenir. Les enfants aussi sont généralement heureux et rassurés de partager ce moment avec vous. Peut-être même pourront-ils vous aider à vous guérir d’un deuil difficile.

Je vous souhaite que cela vous aide à retrouver une relation saine et respectueuse avec la mort. Elle n’est pas une punition, pour qui apprend à la regarder telle qu’elle est, partie intégrante du cycle de la vie.

Une excellente fête des morts à toutes et à tous

Julie

Crédit photos : Cyril Rouxel

Kau Faito’o – Soins traditionnels des sage-femmes de Tonga

Reblogué depuis le fantastique blog Wild Born Project (plus d’informations en bas de page )

Kau Faito’o – Soins traditionnels des sages-femmes de Tonga

MÉMOIRES DE L’UTERUS : ~ On dit que les bébés Tongiens se rappelle de la voix de leur sage-femme depuis qu’ils l’ont entendue alors qu’ils étaient dans le ventre de leur mère. À Tonga, la sage-femme, appelée Mauli, fait intégralement partie de la grossesse et de la naissance, alors qu’elle garde vivantes les pratiques traditionnelles sacrées qui se sont souvent passées de génération en génération dans la famille. Lorsque j’étais à Tonga j’ai rencontré une grand-mère, Kolo, qui vient de 5 générations de sage-femmes. J’ai appris que le bébé ne se souvient pas non seulement de la voix de la sage-femme mais aussi de son toucher. Le massage de la sage-femme est si sacré qu’elle n’en accepte pas d’argent, car elle le considère comme un cadeau de Dieu. Ce traitement ancestral de l’utérus s’appelle Hikikete, Hiki signifiant lever, et Kete utérus / estomac. Chaque sage-femme offrira le massage de l’utérus afin d’aligner le bébé dans la bonne position pour la naissance, en utilisant un remède traditionnel à base d’huile de coco, de feuilles de cannelle et de fleurs de mohoki.

Beaucoup de femmes tongiennes enceintes se retrouvent aujourd’hui au carrefour entre la médecine occidentale et les pratiques traditionnelles des sage-femmes de Tonga. De plus en plus il y a une intégration des deux approches, avec des sage-femmes évoluant aisément entre les deux. Kolo, à maintenant 72 ans, a eu elle-même 22 enfants, et a été la sage-femme de 13 de ses petits-enfants. Elle me dit avec humilité que les femmes d’ici préfèrent être traitées par elle plutôt que d’aller à l’hôpital, car son massage est doux et serein et sa seule intention est de nourrir. Kolo est la gardienne d’un savoir traditionnel profond qui vous donne envie de s’asseoir à ses pieds et d’apprendre d’elle des jours entiers.

Kolo prie avec gratitude pour ses pouvoirs de guérison, et la capacité de venir en aide aux femmes qui viennent à elle. Avec émotion, elle explique : « Chacun devrait utiliser ce que dieu lui a offert, car votre savoir aidera le monde. Ne perdez pas de temps, faîtes ce que vous savez, cela soignera les gens, soignez le monde, et faîtes-le de tout votre coeur. Je suis très pauvre, j’ai peu de choses, que ces mains qui soignent, qui soignent les femmes. »

Cliquez ici pour voir la vidéo du massage de Kolo

Cliquez ici pour voir la publication originale. Texte original d’Allegra Ally. – Traduction française par Julie Clément

Les Tongas sont un état de Polynésie dans le Pacifique. Sa capitale Nuku’alofa signifie en tongien la patrie de l’amour.

Reblogué depuis Wild Born ProjectWild Born Project, qu’on pourrait traduire par Projet Né Sauvage, est un « projet intime et ethnographique qui explore et documente la connaissance traditionnelle et écologique des femmes indigènes de par le monde, à travers les différentes phases de la maternité : depuis la grossesse, la naissance et les semaines suivant la naissance (postpartum), des rituels initiatiques pour jeunes filles, ainsi que comment ces femmes vivent les changements culturels et climatiques. L’objectif de Wild Born est de contribuer à la revitalisation de le savoir indigène dans le jour présent, avec pour but de s’assurer que la connaissance des femmes de ces communautés continuera à être mis en valeur et pourra être transmis des grands-mères, aux mères, aux filles, aux générations à venir. À travers des films, des photographies, de l’engagement dans les médias, Wild Born contribue à la revitalisation culturelle, et à éveiller les conscience sur les problèmes impératifs auxquels ces mères et communautés indigènes  font face partout aujourd’hui. »

Série gratuite en ligne « Ami avec l’argent » avec Christian Junod

J’ai découvert le travail et l’approche de Christian Junod il y a 3 ans, alors que je montais mon entreprise en shiatsu et soins traditionnels. Je me suis rendue compte que la question de l’argent, notamment des tarifs, générait bien des anxiétés et interrogations. Comment poser le prix juste ? Comment avoir confiance en mes services et demander rémunération ? Comment générer assez d’argent pour pouvoir vivre de mon activité, continuer mes formations, pouvoir recevoir mes clients dans un climat sain et détendu, budgéter mes besoins professionnels et personnels, profiter en toute liberté de la vie et de ses plaisirs ?..

Ce fût un voyage riche et parfois perturbant, voire bouleversant, et je sais que la majorité d’entre nous se trouve confronté régulièrement à ce type de difficultés concernant l’argent. Christian Junod nous ouvre un chemin vers une discussion avec soi et le monde, afin de nous libérer de nos préjugés et croyances limitantes concernant l’argent.

Pour découvrir son travail, vous pouvez déjà regarder quelques vidéos en ligne sur sa chaîne. Et si vous vous sentez prêt(e) à embarquer, inscrivez-vous à ce voyage initiatique en 7 vidéos inspirantes, une série offerte par Christian Junod himself, qui débute ce lundi 29 octobre.

Pourquoi s’inscrire ? 

  • Pour être en paix avec l’argent
  • Être à l’aise pour parler d’argent, négocier, poser un prix qui valorise ce que vous faîtes dans la joie et la tranquillité.
  • Et permettre à vos projets de coeur de se réaliser dans la matière.

Pour vous inscrire, cliquez ici

Christian Junod, expert de la relation à l’argent, auteur de 3 livres dont le célèbre “Défi des 100 jours” avec Lilou Macé, a conçu ce voyage en 7 vidéos inspirantes pour:

  • Éclairer notre relation à l’argent
  • Apporter paix et liberté dans notre relation à l’argent
  • Ouvrir grandes les portes de cette énergie dans notre vie

Et ce, pour que nos projets se réalisent dans la plus grande des fluidités.

Avançons ensemble dans la paix et la prospérité, je vous souhaite de tout coeur que vos projets prennent vie, fleurissent et inspirent d’autres à se lancer dans ce qui les fait vibrer, avec confiance, en toute sérénité et sécurité !

Julie

La vieille guérisseuse

La vieille guérisseuse de l’âme disait :

On n’a pas mal au dos, ce qui fait mal c’est le poids.
On n’a pas mal aux yeux, ce qui fait mal c’est l’injustice.
On n’a pas mal à la tête, ce qui fait mal ce sont les pensées.
On n’a pas mal à la gorge, ce qui fait mal c’est ce qu’on n’exprime pas ou exprime avec rage.
On n’a pas mal à l’estomac, ce qui fait mal c’est ce que l’âme ne digère pas.
On n’a pas mal au foie, ce qui fait mal c’est la colère.
On n’a pas mal au coeur, ce qui fait mal c’est l’amour.

Et c’est bien lui,
L’amour,
Qui contient le plus puissant médicament.

via Oyuunaa Joy sur Fb