ÉVÈNEMENT 17-18-19 janvier 2020 à Lille : « Le jeu de pleine présence », stage avec Inbal Yalon du théâtre Chaman de Bruxelles

NOSHOES et Le Cygne Blanc se réjouissent de recevoir Inbal Yalon (Belgique) pour Le Jeu De Pleine Présence, un week-end exceptionnel s’adressant aux amateurs et professionnels des métiers de la scène et des arts du mouvement, à tous celles et ceux cherchant à affiner leur ressenti et à retrouver spontanéité et aisance dans l’espace.

C’est un stage pour s’initier à la technique du corps créateur de Michael Chekhov, qui vise à accroître en chacun l’inspiration et le potentiel expressif. Cette pratique développe une qualité de présence organique faite d’aisance, d’ouverture, de réceptivité et de grande mobilité plastique et créative.

Des exercices simples et ludiques mettent le corps en mouvement et le rendent réceptif et présent aux flux énergétiques les plus subtils à l’intérieur et à l’extérieur de lui. Il réagit dès lors de façon spontanée et organique aux impulsions offertes par l’espace, les directions, l’imaginaire, les émotions, les partenaires.

Le travail s’appuie des exercices psycho-physiques activant:

  • la conscience de l’énergie et l’apprentissage de son rayonnement qui augmente la qualité de présence.
  • l’imagination comme premier moteur de la transformation.
  • la concentration qui élève le niveau de conscience et de présence dans l’ici et maintenant.
  • l’incorporation qui permet de se projeter vers une image et de l’intégrer à son champ d’énergie.

Le stage se base sur un training collectif suivi d’exercices d’apprentissage des différents outils dans une atmosphère ludique et décontractée. Il ne nécessite aucune connaissance ni préparation préalable et s’adresse tant aux amateurs qu’aux professionnels de la scène, des arts et du mouvement.

Vêtements amples et confortables conseillés.

Cliquez ici pour découvrir l’approche d’Inbal à travers des extraits de son travail en atelier à Bruxelles (vidéo de 4mn, 2016)

MODALITÉS D’INSCRIPTION :

DATES : 17-18-19 janvier 2020 chez NOSHOES à Mons-en-Baroeul

HORAIRES ET TARIF :

2 possibilités :

  • vendredi 19h-22h uniquement / 30€ (paiement à réservation)
  • vendredi 19h-22h + samedi et dimanche de 10h à 18h avec 1h30 de pause déjeûner (week-en complet – 16h d’atelier) 210€/185€ (arrhes – non remboursables – 90€)

Dans les 2 cas votre réservation est indispensable

Afin de confirmer votre inscription, merci de remplir et me renvoyer les renseignements suivants à julieshiatsu@gmail.com

NOM et Prénom :

Email :

Numéro de téléphone :

Merci d’accompagner vos informations personnels des 30€/90€ d’arrhes (non remboursables) avant le 15 novembre 2019 à Julie Clément (Motif : STAGE INBAL JANVIER 2020)

IBAN : FR76 1350 7001 1131 3577 7194 647 
BIC-ADRESSE SWIFT : CCBPFRPPLIL

ou chèque à envoyer à : Julie Clément, chez NOSHOES, 34 avenue Robert Schuman 59370 Mons-en-Baroeul

Le règlement est possible en plusieurs fois, par virement (rib ci-dessous), chèque, espèces possibles sur place à NOSHOES. Le tarif réduit s’adresse aux chômeurs, étudiants, rsa. Des facilités de paiement sont toujours négociables, je vous invite à me contacter au besoin. Le montant total est dû pour le 17 janvier.

Inbal Yalon

Suite à des études d’art dramatique à l’Insas, aux Conservatoires de Liège, de Leipzig et au Gitis de Moscou, Inbal Yalon est comédienne, auteur, metteur en scène et directrice d’acteurs. Elle collabore avec de nombreux auteurs, metteurs en scène et chorégraphes tant en Belgique qu’à l’étranger.
Elle est par ailleurs co-auteur, co-metteur en scène et interprète de plusieurs performances sur le plaisir féminin : L’histoire ludique et détaillée du clitoris, Volcan, une histoire du clitoris représentée au théâtre de Poche en 2016. Actuellement, elle co-écrit et interprète avec Massimo Dean Gigot love, portrait d’un homme de joie.
Diplômée en langues et littératures étrangères à l’Université libre de Bruxelles, elle traduit également des textes littéraires et techniques relatifs au champ artistique.
Formée auprès de Lenard Petit, Slava Kokorin et Natalie Yalon, elle enseigne la méthode Michael Chekhov sur le corps d’énergie. Elle termine par ailleurs une formation en life/art process, une technique de danse-thérapie à l’Institut Tamalpa fondé par Anna Halprin en Californie. Elle évolue au sein du Studio Michael Checkov à Bruxelles.

D’autres stages à vivre cet automne avec Natalie Yalon et Inbal Yalon : http://www.studiomichaelchekhov.org

THÉÂTRE CHAMAN avec Inbal Yalon et Natalie Yalon / du 28 Octobre 2019 au 03 Novembre 2019 – BRUXELLES BELGIQUE : Découvrez un art de la performance où le corps se déploie comme source d’inspiration et champ d’expérience pour la création.Le Studio propose ce nouveau stage transdisciplinaire à la croisée des chemins entre Michael Chekhov et Anna Halprin.La formation offre une exploration à l’intérieur de soi pour renaître au plein potentiel de l’être. Elle fait dialoguer le corps avec l’imagination, les expérience de vie et l’expression artistique.À travers le mouvement, le dessin, l’écriture poétique et l’improvisation, les participants sont invités à explorer leur posture, leur expressivité, les thèmes de leurs vies et à générer de nouvelles ressources psycho corporelles et créatives. INSCRIPTION Tarif : 420€/370€ pour toute inscription avant le 1er septembre.

« La vraie nature du shiatsu » – article traduit

L’article qui suit a été rédigé par Shin Tai International, un centre de formation en shiatsu situé en Pennsylvanie (États-Unis). Il rassemble formidablement les réflexions de beaucoup de shiatsushis (praticiens en shiatsu) modernes, alors que le shiatsu se développe en occident depuis les années 1950, qu’il se professionnalise et cherche la reconnaissance du grand public et des officiels : le shiatsu est avant tout une expérience du toucher, et cette caractéristique contient déjà un extraordinaire potentiel de guérison, au sens large et holistique du terme. Plongée au coeur du shiatsu.

« Les livres de shiatsus donnent des listes de maux et symptômes que le shiatsu peut soigner. Mais au final, est-ce que le shiatsu soigne réellement ces maux? Et considérer et pratiquer le shiatsu depuis cette perspective nous permet-il d’accéder à son plus formidable potentiel?

Si une personne suit une voie qui ne résonne pas avec sa nature véritable, sa capacité à créer et s’exprimer est souvent grandement diminuée. Le shiatsu est souvent pratiqué guidé par cette dynamique; au lieu de profiter totalement de l’unique capacité du toucher, il a tendance à être abordé depuis un cadre spécialisé et conceptuel qui n’est pas aligné avec sa véritable nature.

Durant ces dernières décennies, le shiatsu est souvent utilisé d’une façon qui essaie d’imiter la pratique de l’acupuncture et d’autres approches thérapeutiques occidentales, de manière à trouver le respect de la communauté médicale et du grand public. Mais tout comme une personne qui essaie d’imiter une autre afin de « s’améliorer », cette méthode ne va pas seulement à l’inverse de l’effet prévu, elle passe aussi à côté de l’opportunité d’utiliser l’unique capacité du shiatsu: apporter des changements au niveau de la couche la plus primitive du système d’information. Plutôt que de se spécialiser à ajuster les fonctions des méridiens, organes et systèmes du corps, le shiatsu est plus puissant quand il va dessous ces niveaux pour s’adresser à l’énergie fondamentale, ou le ki, du corps.

acupuncture

“Au lieu de se spécialiser à ajuster les fonctions des méridiens, organes et systèmes du corps, le shiatsu est plus puissant quand il va dessous ces niveaux pour s’adresser à l’énergie fondamentale, ou le ki, du corps.”

Nous ne faisons pas de la chirurgie, de l’acupuncture, de l’ostéopathie ou de la chiropraxie. Ce sont des thérapies valables qui ont chacune des effets thérapeutiques uniques sur le corps. Mais en shiatsu, nous travaillons avec le toucher appliqué à l’intérieur de paramètres spécifiques. Que pouvons-nous accomplir de mieux avec ce type de travail du corps? Afin d’accéder réellement au vrai pouvoir de transformation du shiatsu et du shin tai (une forme de shiatsu qui utilise les Vaisseau Gouverneur et Vaisseau Conception comme les moyens premiers d’évaluation et de traitement), nous devons comprendre l’origine et la nature du toucher.

Le toucher et sa réponse tactile est le sens le plus basique de la cellule primitive. Le toucher fait la distinction entre la cellule et son environnement à travers les réponses de la membrane cellulaire. La membrane enregistre des changements dans sa composition chimique via lumière, vibration et pression.

Le toucher contient l’information de tous les autres sens. Par exemple, les particules d’une substance ont besoin de « toucher » les neurones récepteurs du système olfactif dans la cavité nasale pour pouvoir être détectées comme odeur. Lorsqu’un son est émis, les ondes sonores en vibration qui sont créées ont besoin de toucher et faire vibrer le tympan afin d’être entendues. Le toucher est un facteur dans toutes les expériences sensorielles, et la pression est le moyen par lequel il est discerné.

shiatsu healing

Parce que le toucher et le sens le plus primaire de la cellule primitive, il est le moyen le plus puissant de restaurer la force de vie au coeur du corps. Et parce que le toucher appliqué est la caractéristique première du shiatsu (ndlr : shiatsu veut dire « pression avec les doigts »), ce type d’approche corporelle a un potentiel formidable pour apporter des changements au niveau du corps. Plutôt que d’essayer d’imiter d’autres méthodes thérapeutiques (telles que l’acupuncture) en introduisant plus de complexité et en se focalisant sur du diagnostic spécialisé et des stratégies de traitements, nous pouvons plutôt amplifier les possibilités transformatrices uniques de notre travail, en l’utilisant de manière alignée avec sa nature profonde. En se focalisant sur l’utilisation du shiatsu pour restaurer l’énergie de vie première via le toucher, nous pouvons libérer son plus grand potentiel.

Si vous lisez cet article, vous pratiquez probablement une approche corporelle. Cela signifie que vous avez une affinité avec ce type de soin. Plutôt que d’étudier pour devenir médecin, chiropracteur, acupuncteur, etc.. vous avez choisi d’apprendre cette approche corporelle. Vous êtes attiré par l’utilisation du toucher en tant que moyen d’écoute, de guérison et de transformation parce que ça convient à votre nature. Unifier votre propre nature avec celle du shiatsu vous offre une opportunité extraordinaire d’apporter une expérience élargie de liberté et de créativité à ceux qui viennent à vous chercher la santé. »

L’article original (en Anglais) de Shin Tai International est accessible ici. 

 Traduction française (avec toutes mes excuses pour l’approximation…), Julie Clément

Vulnérabilité

Hier, je regardais pour la énième fois le TED Talk de Brené Brown sur le pouvoir de la vulnérabilité. Si vous ne l’avez jamais vu, cliquez ici. 

Je l’ai écouté pour la première fois il y a une dizaine d’années, à une époque où je ne savais même pas ce que signifiait être vulnérable. La vulnérabilité ? Brené la définit comme « la capacité de se laisser voir tel que l’on est, vraiment tel que l’on est. »

Brené Brown est une chercheuse en sciences sociales, elle étudie les relations humaines, les connexions entre les gens, ce qui nous rapprochent. Elle dit, « quand vous avez travaillé dans le social pendant 10 ans, vous réalisez que les relations humaines sont la raison de notre présence sur terre. C’est ce qui donne un but et du sens à nos vies. »

À l’époque où j’ai entendu pour la première fois Bréné parler de vulnérabilité et de honte, je n’avais aucune idée que me montrer en entier, et surtout m’aimer en entier, pouvait avoir un impact aussi significatif sur ma vie. Ma zone de confort émotionnelle était si restreinte, que toute personne ou situation qui me mettait en contact avec mon ressenti authentique devenait l’ennemi à abattre. J’étais en colère, j’avais honte des dégâts que ça causait, j’avais mal partout, je détournais les yeux comme pour me faire disparaître. Je ne voulais pas me regarder en face, je me déplaisais, je ne m’aimais pas. 

« Votre corps est essentiellement une galaxie et un univers autonomes, avec des milliards de connexions et d’interactions… »

Qu’y avait-il dans ma boîte de Pandore, mon espace intérieur ? Des rappels d’évènements désagréables qui me faisaient plisser les yeux et me boucher les oreilles, des souvenirs d’abus, des personnes que j’avais abusé en retour, pas toujours en relation avec le noeud d’origine. Du dégoût, des chagrins à n’en plus finir, du mal-être, des deuils, de l’injustice, du rejet, des mots durs, des critiques… Un bordel de casseroles s’étaient accumulées dans mon espace vital, jusqu’à m’en faire oublier que c’était mon devoir de trier, sortir mes poubelles, de pardonner, de me pardonner, et surtout que je n’étais pas ces vieilles choses. J’étais l’espace autour. 

En somme, rien de bien extraordinaire ni honteux dans ma boîte, de simples résidus d’existence humaine on ne peut plus communs. Et pourtant assez pour ne pas me sentir aimable, donc une bonne excuse pour ne pas me laisser aimer. 

C’est un long voyage qui nous ramène vers notre coeur, en commençant par écouter, simplement écouter toutes ces voix en soi, en nous. Comme le dit Brené, « La définition originelle du mot COURAGE — vient du latin -cor, signifiant coeur — est : raconter qui nous sommes de tout notre coeur.« 

Créature extraordinaire, ceci est ton coeur

« Ainsi, ces gens (ndlr : qui embrassent la vulnérabilité) avaient, très simplement, le courage d’être imparfaits. Ils avaient la compassion nécessaire pour être gentils, tout d’abord avec eux-mêmes, puis avec les autres, car, à ce qu’il semble, nous ne pouvons faire preuve de compassion envers les autres si nous sommes incapables d’être gentils envers nous-même. Et pour finir, ils étaient en relation avec les autres, et — c’était ça le noyau dur –de par leur authenticité, ils étaient disposés à abandonner l’idée qu’ils se faisaient de ce qu’ils auraient dû être, de façon à être qui ils étaient, ce qui est un impératif absolu pour entrer en relation avec les autres. » (Brené Brown)

Commencer à vivre avec la vulnérabilité fait trembler de partout. C’est comme retirer une armure, avec la peur de se faire lyncher, rejeter, humilier. Alors pourquoi le faire ? 

Parce que c’est nécessaire pour être en connexion authentique avec nos proches, avec l’autre, pour faire de la place aux émotions qui font du bien comme la joie et l’amour, sortir des comportements addictifs (médicaments, drogues, alcool, nourriture, relations toxiques etc etc) que nous mettons en place pour oublier la honte, le dégoût, la peur, la tristesse… C’est nécessaire pour être complet et heureux. S’accueillir de manière plus entière c’est aussi donner à l’autre plus d’espace pour exister et respirer. Je le vois tous les jours dans ma salle de shiatsu. 

Gautama, le célèbre éveillé historique, enseignait que le bonheur est notre état naturel. Le reste n’est « qu’impuretés ». Les reconnaître les libèrent très simplement, pas besoin de plus. Akinobu Kishi, Monsieur Seiki, rappelait qu’il y a toujours du ciel bleu derrière les nuages. De la même manière, il privilégiait la présence authentique, sans besoin de changer ou d’intervenir dans le processus. « Just looking is enough ». Rappelons-nous plus souvent, imparfaits, libres et heureux.

Retour des rencontres internationales du Seiki 2018

Seiki berce ma vie depuis mon premier atelier à Paris en février 2017. Catherine Dompas m’y a introduit, et la vague m’emmène depuis en des territoires insoupçonnés.

« Qu’est-ce que Seiki ? »

Sei-ki se traduit généralement par « Accompagnement de l’énergie universelle ». C’est une pratique d’origine japonaise, qui consiste à partager l’énergie avec un partenaire sur un futon. Ce qui nous traduisons généralement par énergie, le Ki, correspond à un principe très populaire dans les cultures traditionnelles, et trop oublié en Occident. Le Ki est aussi l’Espace, le Temps, l’Invisible, l’Inconscient, et bien d’autres notions. L’étude et l’exploration du Ki passionne depuis toujours les nippons à travers notamment les arts martiaux, et a transformé plus récemment les cultures de l’ouest. Sentir le Ki s’apprend sans difficulté, il est là partout et tout le temps, prenant naturellement diverses formes et sculptant la matière de l’intérieur et de l’extérieur. Que nous en soyons conscients ou non, nous sommes en lui, il est en nous.

Seiki avec Kyoko Kishi, Papendal 2018
Crédit photo : Alexandra Gelny

On pourrait dire que les Français sont célèbres pour aimer partager le Ki à table, dans un stade, une salle de spectacles… Ce sont des expériences transformatrices et variées que nous apprécions et qui rythment nos vies. Seiki procède de la même façon : partager un moment ensemble sur un futon. Se rencontrer, respirer ensemble, parfois bouger ensemble, accueillir ce qui vient, éventuellement toucher, observer ce qui est, accompagner le mouvement, l’esprit calme et serein, sans volonté de changer ou de bien faire. Seiki est libre et ramène à l’essentiel de la vie.

Nous étions 48, venus de 15 pays, anciens et nouveaux étudiants, certains découvrant Seiki pour la première fois. Seiki est très accessible et se transmet sans fioritures et principes complexes, à travers des démonstrations, échanges et discussions conviviales. L’espace que la communauté crée est très libre, et invite à revenir à son propre mouvement originel. Certains sont expansifs, d’autres réservés, tout est bienvenu, tout est ok. J’aime Seiki pour son universalité, sa non-technique, l’inattendu, les rires, les pleurs, les cris et les silences qu’il permet de laisser émerger. Aucune pression, aucune volonté, chacun prend soin de lui-même comme il l’entend. Les formes et combinaisons sont infinies. Le protocole est discret, quelques mouvements de base peuvent éventuellement aider le corps et la respiration à se laisser aller, le reste se fait par soi-même avec ce qui se présente.

Iyasaka Fifuminorito, transmis par Akinobu Kishi et guidé par Felix Bindernagel

La pratique aime s’accompagner du chant de divers Norito, de la lecture de poèmes, de l’étude ancestrale du son et de la voix, étonnant voyage dans le monde des vibrations. Le programme s’est développé tranquillement, assaisonné d’anecdotes et des talents des participants : Alexandra (Vienne) et son travail sur les mères et nourrissons, Nik (Londres)  et son approche de la douleur, Bill (New York) et sa transmission très personnelle du ressenti du Ki, Catherine  (Montpellier) et les 5 mouvements régénérateurs, Jürg (Bâle) à la flûte envoûtante, Keith (Aberdeen) et ses exercices matinaux de Katsugen Undo, Felix et le chant des norites, Kyoko Kishi transmettant sa vision simple et gracieuse de Seiki.

En quelques heures, j’ai eu la chance exceptionnelle de travailler avec Lundhup Droyültshang de Suisse, Johannes Heinzerling d’Utrecht, Belen de Barcelone, Cyril découvrant émerveillé la beauté de Seiki, ainsi les enseignants et maîtres Keith Stewart, Paul Lundberg et Kyoko Kishi.

Les Rencontres 2018, 6ème édition, furent un moment de grande joie et de partages généreux, loin des fédérations, des diplômes et des dogmes. Seiki m’a ouvert à plus de liberté et d’empathie dans ma vie et dans mon approche du shiatsu, plus de compassion et d’authenticité, un ancrage puissant associé à une main chaleureuse et légère.

Akinobu Kishi disait que Seiki est une rencontre Heart to Heart, Mind to Mind (« Coeur à Coeur, Esprit à Esprit »). La rencontre en elle-même, au-delà du toucher, crée un espace unique entre 2 individus. Seiki est l’écoute attentive et joyeuse de cet espace, un moment après l’autre. Il en ressort une joie profonde, le bonheur de se retrouver et d’être entendu, sans obligation ni restriction de gestes ou de mots.

Venez découvrir Seiki à Lille, en toute simplicité, lors d’ateliers ou de traitements individuels.

Cliquez ici pour accéder à Seiki Lille, contactez moi directement pour les soins individuels via julieshiatsu@gmail.com

Au plaisir de vous rencontrer,

Julie

Kyoko Kishi entourée des participants aux Rencontres du Seiki, Papendal 2018

Kau Faito’o – Soins traditionnels des sage-femmes de Tonga

Reblogué depuis le fantastique blog Wild Born Project (plus d’informations en bas de page )

Kau Faito’o – Soins traditionnels des sages-femmes de Tonga

MÉMOIRES DE L’UTERUS : ~ On dit que les bébés Tongiens se rappelle de la voix de leur sage-femme depuis qu’ils l’ont entendue alors qu’ils étaient dans le ventre de leur mère. À Tonga, la sage-femme, appelée Mauli, fait intégralement partie de la grossesse et de la naissance, alors qu’elle garde vivantes les pratiques traditionnelles sacrées qui se sont souvent passées de génération en génération dans la famille. Lorsque j’étais à Tonga j’ai rencontré une grand-mère, Kolo, qui vient de 5 générations de sage-femmes. J’ai appris que le bébé ne se souvient pas non seulement de la voix de la sage-femme mais aussi de son toucher. Le massage de la sage-femme est si sacré qu’elle n’en accepte pas d’argent, car elle le considère comme un cadeau de Dieu. Ce traitement ancestral de l’utérus s’appelle Hikikete, Hiki signifiant lever, et Kete utérus / estomac. Chaque sage-femme offrira le massage de l’utérus afin d’aligner le bébé dans la bonne position pour la naissance, en utilisant un remède traditionnel à base d’huile de coco, de feuilles de cannelle et de fleurs de mohoki.

Beaucoup de femmes tongiennes enceintes se retrouvent aujourd’hui au carrefour entre la médecine occidentale et les pratiques traditionnelles des sage-femmes de Tonga. De plus en plus il y a une intégration des deux approches, avec des sage-femmes évoluant aisément entre les deux. Kolo, à maintenant 72 ans, a eu elle-même 22 enfants, et a été la sage-femme de 13 de ses petits-enfants. Elle me dit avec humilité que les femmes d’ici préfèrent être traitées par elle plutôt que d’aller à l’hôpital, car son massage est doux et serein et sa seule intention est de nourrir. Kolo est la gardienne d’un savoir traditionnel profond qui vous donne envie de s’asseoir à ses pieds et d’apprendre d’elle des jours entiers.

Kolo prie avec gratitude pour ses pouvoirs de guérison, et la capacité de venir en aide aux femmes qui viennent à elle. Avec émotion, elle explique : « Chacun devrait utiliser ce que dieu lui a offert, car votre savoir aidera le monde. Ne perdez pas de temps, faîtes ce que vous savez, cela soignera les gens, soignez le monde, et faîtes-le de tout votre coeur. Je suis très pauvre, j’ai peu de choses, que ces mains qui soignent, qui soignent les femmes. »

Cliquez ici pour voir la vidéo du massage de Kolo

Cliquez ici pour voir la publication originale. Texte original d’Allegra Ally. – Traduction française par Julie Clément

Les Tongas sont un état de Polynésie dans le Pacifique. Sa capitale Nuku’alofa signifie en tongien la patrie de l’amour.

Reblogué depuis Wild Born ProjectWild Born Project, qu’on pourrait traduire par Projet Né Sauvage, est un « projet intime et ethnographique qui explore et documente la connaissance traditionnelle et écologique des femmes indigènes de par le monde, à travers les différentes phases de la maternité : depuis la grossesse, la naissance et les semaines suivant la naissance (postpartum), des rituels initiatiques pour jeunes filles, ainsi que comment ces femmes vivent les changements culturels et climatiques. L’objectif de Wild Born est de contribuer à la revitalisation de le savoir indigène dans le jour présent, avec pour but de s’assurer que la connaissance des femmes de ces communautés continuera à être mis en valeur et pourra être transmis des grands-mères, aux mères, aux filles, aux générations à venir. À travers des films, des photographies, de l’engagement dans les médias, Wild Born contribue à la revitalisation culturelle, et à éveiller les conscience sur les problèmes impératifs auxquels ces mères et communautés indigènes  font face partout aujourd’hui. »