L’intégration des réflexes archaïques, la fluidité du corps retrouvée

J’ai participé à un stage sur l’intégration des réflexes archaïques avec Jean-Luc Penet à Lille.

L’idée : « lorsque l’enfant naît, il possède pour vivre et interagir avec son environnement différents mouvements instinctifs appelés réflexes archaïques, ou primitifs. Ces mouvements sont activés dès le début de la vie in utero » (J.-L. Penet). Ce sont des mouvements involontaires présents avant la proprioception, avant que l’enfant n’ait conscience de son propre corps, avant qu’il n’ait la capacité de maîtriser ses mouvements, et qui l’accompagnent durant toute la durée de son développement jusqu’à environ 12 à 15 mois après la naissance, alors qu’il apprend à entrer en communication avec son environnement. Certains des plus célèbres sont le réflexe de succion ou le réflexe d’agrippement.

Ces réflexes ont une fonction de survie et d’adaptation. Généralement, ils s’intègrent naturellement via la répétition continue du mouvement. Puis ils s’inhibent afin de laisser la place à un réflexe plus évolué, alors que le système nerveux mature. Cependant, « S’ils ne se développent pas de manière synchronique, ils resteront trop statiques ou trop figés et le tonus postural sera trop faible, trop élevé ou trop fluctuant et irrégulier. » (J.-L. Penet)

Les manifestations chez un enfant ou chez un adulte de la persistance de réflexes archaïques diffèrent d’une personne à l’autre.

Prenons l’exemple du réflexe de Moro, dit de défense : dans un premier temps les bras s’étendent vers le haut alors l’enfant prend une inspiration profonde ; dans un second temps les avant-bras fléchissent, les doigts de la main forment des poings, alors que l’enfant expire. Ce réflexe joue un rôle important dans la mise en oeuvre de la toute première respiration au moment de la naissance, et permet aussi au nourrisson d’étirer son corps après 9 mois de position recroquevillée dans le ventre de sa mère.

Le réflexe de Moro reste actif pendant 3 à 4 mois, et peut être déclenché par n’importe quelle sensation de stress : un bruit trop soudain, une lumière vive, des parents qui prennent le bébé trop brusquement etc. N’importe lequel de ces stimuli peut provoquer une extension réflexe des bras et des jambes, accompagnée d’une inspiration soudaine, prêt à crier pour alerter son environnement. C’est une réaction involontaire à une menace, réelle ou non. Le bébé n’a aucun moyen de juger si cette menace est existe ou non. Il dit « Je me protège ».

« Si le réflexe de Moro n’est pas inhibé à l’âge de 3 ou 4 mois après la naissance et remplacé par le réflexe de sursaut qui est plus évolué, l’enfant risque de connaître une hypersensibilité de l’un ou l’autre de ses canaux sensoriels. Le son, la lumière, l’une ou l’autre de ses autres sensations peuvent à tout moment le mettre sur le qui-vive ou dans un état de grande insécurité. » (J.-L. Penet)

Par exemple, l’enfant ou l’adulte chez qui persiste le réflexe de Moro peut être hypersensible aux lumières vives ou au moindre toucher, peut se laisser envahir par le stress les angoisses et la peur, peut être sujet à l’asthme, à l’eczéma ou aux intolérances alimentaires, peut souffrir d’une faible estime de soi, être soupe au lait et « réagir au quart de tour », vivre dans l’insécurité et la dépendance, etc.

La bonne nouvelle est qu’il est possible de rééquilibrer ces dysfonctionnements via un travail ciblé la répétition des mouvements primitifs. Je les intègre petit à petit dans mes séances individuelles en shiatsu, car comme par hasard, on retrouve beaucoup de ces mouvements dans les pratiques de soins corporels traditionnels, basés sur l’observation des mouvements naturels du corps à tous âges, afin de trouver et retrouver fluidité et liberté.

Pour plus d’infos :

reflexes.org, site de l’ITM, Intégration Motrice Primordiale et Réflexes Archaïques : quelques exercices d’auto-modelage, stages et ateliers pour professionnels et non professionnels

Hypersens, site de Jean-Luc Penet qui reçoit individuellement et anime des ateliers divers à Lille et à Paris. Pour les bébés, enfants et adultes

Le sens du mouvement, par Alain Berthoz, éditions Odile Jacob

Papa, maman, j’y arrive pas, par Marie-Claude Maisonneuve, Quintessence 2008

 

 

 

 

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Dessiner sa maison alors qu’on a grandi dans un camp de concentration

Une jeune fille qui a grandi dans un camp de concentration dessine sa maison, lors de son séjour dans une résidence pour enfants perturbés, 1948

historicaltimes:

A girl who grew up in a concentration camp draws a picture of home while living in a residence for disturbed children, 1948.

via reddit

Courte histoire du Valium

« Merde, plus que 6 Valium. Ça va être un long week end. »

Le Diazépam est un médicament de la famille des benzodiazépines. Il est utilisé pour ses propriétés anxiolytiques, sédatives, anticonvulsivantes, et comme hypnotique.

Il est commercialisé depuis 1963 sous la marque Valium par les laboratoires Hoffmann-La Roche. Il est encore aujourd’hui un des tranquillisants les plus utilisés au monde. Il est très addictif, mais son sevrage est paradoxalement moins addictif que pour les autres benzodiazépines, le phénomène de manque apparaissant moins vite.

(Source : Wikipédia)

Le pica, un trouble rare du comportement alimentaire

Des médecins-chirurgiens ont retiré lors d’une opération d’urgence 227 objets métalliques pour un total de plus de 2kgs de l’estomac d’un Sud-Africain souffrant d’un rare désordre alimentaire. Parmis ceux-ci se trouvaient un tournevis, des fourchettes de cuisine, ainsi que des pièces de monnaie, clefs, verrous, chaînes et divers câbles et fils. Le jeune homme de 25 ans souffre du pica, un trouble du comportement alimentaire caractérisé par l’ingestion durable (plus d’un mois) de substances non-nutritives et non-comestibles, telles que craie, sable, papier, plastique,etc. Il a été admis à l’hôpital car il vomissait du sang. (Source : Malformalady)

malformalady:

Doctors
removed 227 metal objects weighing 4.5lbs including a screwdriver and
kitchen forks from the stomach of a South African man suffering from a
rare eating disorder. Coins, keys, bolts, chains and several pieces of wire were also among the cache of metal removed during the emergency operation. The
25-year-old man who suffers from pica – an eating disorder that is
characterised by the desire to eat items with little or no nutritional
value – was admitted to hospital vomiting blood.

Obusite / Shell Shock

Un marine américain souffrant d’obusite, ou shell shock, attend d’être évacué du champ de bataille pendant l’offensive du Têt, à Hué au Vietnam en février 1968

Photo : Don McCullin

historicaltimes:

A US marine suffering severe shell shock waits to be evacuated from the battle zone during the Têt offensive, Hué, Vietnam, February 1968 – by Don McCullin

via reddit

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Représentation d’une maladie du système nerveux, 1953

« Faciès post-encephalitique : mouvements de mâchoire anormaux, hypersialie, inexpressivité, comme un masque » (encéphalite léthargique ?)

Dessin issu de « A compilation of paintings on the normal & pathologic anatomy of the nervous system », 1953

booglarized:

from “A compilation of paintings on the normal & pathologic anatomy of the nervous system”, 1953

Trépanation au Pérou précolombien

« Il y a environ 900 ans, un guérisseur péruvien a percé des douzaines de petits trous à la perceuse manuelle dans le crâne de son patient. Dans  son étude, Danielle Kurin note que les trépanations seraient apparues pour la première fois entre 200 et 600 avant J.-C.. La procédure médicale a perduré jusqu’à ce que l’arrivée des conquistadors espagnols mette un terme à l’activité vers le début du XVIè siècle. Selon la chercheuse, ces anciens chirurgiens ont testé différentes techniques et expérimenté diverses façons d’ouvrir le crâne. »

Crédit photo : © Danielle Kurin

malformalady:

Some 900 years ago, a Peruvian healer used a hand drill to make dozens of small holes in a patient’s skull. In her study, Kurin notes trepanations first appeared between 200 and 600 A.D. The medical procedure continued until Spanish conquistadors put an end to the practice in the early 16th century. According to Kurin, these ancient surgeons spent time trying different techniques and experimenting with different ways of opening up the skull.

Photo credit: © Danielle Kurin